Située à Poste-de-Flacq à côté de l’hôtel Prince Maurice, la plage de Choisy a été rendue publique par le Conseil de district de Moka-Flacq depuis 2004, mais peu de Mauriciens la connaissent. L’avenir de cette plage inquiète toutefois Prakash Bhunsee, conseiller au village de Centre-de-Flacq et également District Councillor, cela en raison d’un litige opposant l’établissement sucrier de Constance et le gouvernement central.
Prakash Bhunsee rappelle que la plage de Choisy, qui s’étend sur quelque 300 mètres, a été déclarée publique après des négociations entre le conseil de district de Moka-Flacq et l’établissement sucrier de Constance. L’accès d’une largeur de six pieds se situe entre deux portions de terrain occupées sous bail par l’établissement sucrier de Constance.
« Constance est d’accord pour rendre l’accès plus large, mais à l’autre extrémité du deuxième terrain. De sorte que les deux portions de terrain vont devenir une seule entité », déclare le conseiller. Cette démarche est « bonne », estime-t-il, car « Constance pourra ainsi développer son terrain convenablement et les Mauriciens auront facilement accès à cette plage publique, qui se trouve derrière les deux terrains de Constance. »
Mais selon le conseiller, le gouvernement serait contre cette opération. « Ce litige dure depuis trop longtemps. Que le gouvernement prenne une décision le plus rapidement possible au bénéfice du public en général, qui est privé d’un accès convenable à cette plage?», argue-t-il. « Beaucoup de Mauriciens ne connaissent pas ce coin paradisiaque, même ceux qui habitent Flacq. Pourtant, c’est une plage qui est nettoyée régulièrement. Ce sont les touristes qui en profitent. »
Prakash Bhunsee est d’avis qu’en n’accordant pas le droit à Constance d’opérer ce changement, « on est en train de bloquer le développement de ces deux terrains, qui aurait pu créer de nouveaux emplois ». Il lance un appel au gouvernement pour qu’une décision positive soit prise au plus vite. « N’abandonnez pas cette plage paradisiaque, les Mauriciens peuvent en profiter », fait-il ressortir.
Notre interlocuteur s’inquiète aussi de l’insécurité qui règne au marché de Centre-de-Flacq, où des bonbonnes de gaz sont utilisées « de manière négligente » dans le Food Court. « Il y a des rats à cet endroit. Un jour, ils peuvent mordre un raccord de gaz et puis, boum, ça explose. Enn gro lamerdman lor nou latet sa. Ce problème ne date pas d’aujourd’hui, mais depuis la construction du bazar », il y a plusieurs années, indique-t-il.
Le conseiller exhorte les Collectivités locales, la Santé, la police et toutes autorités concernées à prendre cette affaire au sérieux. « Pourquoi ne pas faire installer une bonbonne collective pour fournir du gaz à tous les snacks ? Pourquoi autorise-t-on l’installation de bonbonnes individuelles ? » s’interroge-t-il. « On est en train de jouer avec le feu. Beaucoup de personnes viennent manger en cet endroit ».
Il poursuit : « Konsey distrikt Flacq deklar li pa pe konpran. Il n’y a aucun sérieux au niveau de cette administration locale. Elle dit que c’est au comité de décider. Me answit pou bizin kas pou fer sa. Tou zafer bizin avoy minister. Entre-temps, des gens peuvent mourir ou être blessés, comme ça a été le cas à Shoprite. Apre la mor, la tizann ».
Pour conclure, le conseiller souligne que ce marché, qui a coûté plus de Rs 250 millions, n’a jamais été inauguré. « Il y a un danger public à l’intérieur que ni les pompiers ni aucune autre autorité ne considèrent sérieusement. Des extincteurs ne vont pas empêcher une bonbonne de gaz d’exploser. Pena okenn sekirite laba », estime-t-il.