Intervenant lundi au GMD Atchia State College, au Champ-de-Mars, Port-Louis, à une cérémonie marquant la Journée mondiale de la Terre, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Deva Virahsawmy, a expliqué que Maurice n’a pas été épargnée par les effets du changement climatique. Il en a énuméré les principaux impacts.
« Maurice est déjà affectée par le changement climatique ! », a lancé le ministre le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Deva Virahsawmy. « Les observations suivantes ont été faites ces dernières années : le niveau de la mer a augmenté de 3,8 mm par an à Port-Louis ces cinq dernières années et la hausse moyenne du niveau de la mer a été de 2,1 mm par an entre 1998 et 2007 ; selon les services météorologiques, la diminution de la pluviométrie annuelle à Maurice est d’environ 8 % depuis les années 1950 ; nous avons également connu une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes, les pluies torrentielles et les cyclones ; la température moyenne a augmenté de 0,74 degrés Celsius comparée à la moyenne entre 1961 et 1990 », a-t-il élaboré.
Le ministre d’adressait à une salle verte bondée, dressée dans la cour du au GMD Atchia State College, au Champ-de-Mars, Port-Louis, où s’étaient réunis le vice-Premier ministre, ministre des Énergies renouvelables et des Services publics, Rashid Beebeejaun, le ministre de l’Agro-Industrie et de la Sécurité alimentaire, Satish Faugoo, les Private Parliamentary Secretaries, Abdullah Hossen et Aurore Perraud, l’ambassadrice des États-Unis à Maurice, Shari Villarosa, le Haut Commissaire d’Australie à Maurice, Sandra Vegting, le Resident Representative, United Nations Development Programme, Simon Springett, le recteur du GMD Atchia State College, Nadarajan Poinen, des hauts fonctionnaires et les élèves du collège, entre autres.
Deva Virahsawmy a rappelé que, selon les observations des scientifiques et les rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’activité humaine est la cause du changement climatique à travers l’utilisation à outrance des énergies fossiles, la déforestation et l’agriculture intensive. « Ces activités humaines ont contribué pendant longtemps à l’émission dans l’atmosphère de gaz à effet de serre comme le gaz carbonique et le méthane, causant ainsi le réchauffement climatique et provoquant des changements drastiques du climat comme des augmentations de températures inhabituelles, des inondations et la désertification, entre autres », a-t-il poursuivi. « Disons-le crûment, ces phénomènes, vont affecter à la longue notre agriculture, notre tourisme, nos infrastructures, nos systèmes marin et côtier ainsi que notre riche biodiversité », s’est-il alarmé.
« Des inondations plus fréquentes et prolongées, des sécheresses, des cyclones et autres phénomènes climatiques inhabituels sont déjà en train d’aggraver la pauvreté causant des pénuries de nourriture et affectant la subsistance des populations, surtout en Afrique et dans les Petits États insulaires en développement (SIDS), où des secteurs de l’économie sont grandement dépendants de la nature et du climat », a encore expliqué Deva Virahsawmy.
Le ministre a par conséquent exhorté les étudiants et les Mauriciens en général, à être responsables envers l’environnement et a rappelé que le projet Maurice Île Durable (MID) vise à encourager la population mauricienne à adopter un mode de vie plus durable. « Cela ne veut nullement dire consommer moins, mais consommer différemment, plus efficacement et adopter des pratiques écologiques », a-t-il affirmé.
Le ministre Faugoo et le Dr Beebeejaun ont aussi pris la parole.
Lors de cette cérémonie des sacs écologiques et des cahiers ont été distribués aux élèves, tandis que les dignitaires ont été invités à mettre en terre des arbres.