Le Zambien Saviour Kombe ne fait plus partie des structures du Centre international d’athlétisme de Maurice (Ciam). Irrégulier aux entraînements ces derniers temps, il est rentré chez lui en novembre dernier pour intégrer le nouveau centre d’entraînement régional que l’IAAF a mis en place dans le cadre de la préparation des athlètes africains en vue des Jeux Olympiques de Rio 2016, a indiqué le directeur du Ciam et président de l’Association mauricienne d’athlétisme, Vivian Gungaram.
Après son retour des Jeux d’Afrique en septembre où il avait été finaliste au 400 m, le Zambien a commencé à donner des signes d’indiscipline en s’absentant des entraînements dirigés par Stephan Buckland. Ce dernier n’a pas tardé à réagir en alertant la direction du Ciam.
« Le haut niveau, c’est aussi la discipline. Or, il arrivait soit en retard ou il s’absentait sans prévenir. On ne peut travailler dans de telles conditions. Il est donc rentré chez lui en Zambie en novembre », explique le coach responsable du sprint au centre.
Avant le Zambien, le sprinter mauricien Jean-Yan Degrâce, qui évoluait lui aussi au Ciam, avait quitté cette structure pour cause d’indiscipline après les derniers Jeux des îles où il avait été médaillé d’argent au 100 m et médaillé de bronze au 200 m.
Selon Vivian Gungaram, le nouveau centre régional de l’IAAF établi en Zambie est appelé à être pleinement opérationnel après les JO de Rio pour les olympiades de 2020. Reste que pour Stephan Buckland, le travail continue avec sérieux avec le groupe d’athlètes présentement au Ciam.
Le Lesothan Mosito Lehata a déjà validé sa place tant aux championnats d’Afrique prévus du 22 au 26 juin à Durban qu’aux Jeux Olympiques de Rio (5-21 août) et les deux autres potentiellement qualifiables sont la Swazilandaise Phumlile Ndzinisa et le Mauricien Jonathan Permal, tous deux au 200 m. « Je reste confiant pour les deux, mais il leur faut y croire aussi et prendre conscience de leur capacité de réussir », remarque Stéphan Buckland.
En septembre lors des Jeux d’Afrique au Congo-Brazzaville, la Swazilandaise avait été créditée de 23″47 alors que les minima sont de 23″20. « Elle se situe à 2m de la ligne d’arrivée et de la qualification ». Quant à Permal, il avait couru en 21″00, terminant 3e en demi-finales du 200 m.
Pour les autres sprinters du Ciam, « je m’attends qu’ils battent leurs records personnels cette année aux championnats d’Afrique », confie le coach. Le groupe se compose de Dylan Sicobo (Seychelles), Viviane Mill (Ghana), Phumlile Ndzinisa (Swaziland), Mosito Lehata (Lesotho), Mohamed Abukhousa (Palestine), Tsitsi Carol Mahachi (Zimbabwe), et les Mauriciens Jonathan Permal et Julien Meunier.