Une affaire d’argent a poussé Fabio Dimba, un jeune de 20 ans, à mettre le feu au matelas de son père pendant qu’il dormait, mardi matin. Grièvement brûlé, Gérard Dimba, la victime de 51 ans, a été admis aux soins intensifs de l’hôpital Victoria, à Candos, le même jour. C’est dans un dying statement qu’il a révélé à la police les circonstances réelles du drame — son épouse Sylvie, 52 ans, et son fils ayant tenté de masquer les faits en suicide — avant de rendre l’âme. Fabio Dimba et sa mère sont en détention policière.
Sa femme et de son fils avaient indiqué qu’il aurait tenté de se donner la mort en s’immolant. Cependant, près de cinq heures après son admission, la victime devait confier à la police que vers 10h le matin, son fils a aspergé son matelas de dissolvant pendant qu’il dormait, avant d’y mettre le feu et que les faits se sont déroulés devant sa femme. Arrêtés, Fabio Dimba et sa mère ont comparu devant le tribunal de Bambous mercredi sous une charge provisoire de meurtre et culpable omission respectivement.
De leur côté, les proches de la famille Dimba ignoraient encore les raisons ayant poussé Fabio à commettre l’irréparable lorsque Week-End les a rencontrés mercredi, le jour des obsèques de la victime. « Mo pas koné pou ki raison li finn fer sa. C’est zis Fabio, so mama avek so papa ki kapav konn sa », devait indiquer Mireille Dimba, la belle-soeur de la victime.
Celle-ci, qui vit juste à côté, se rappelle que Gérard Dimba et son fils entretenaient de bons rapports, même si de légères disputes survenaient de temps en temps. C’est également ce qu’indique Fabien Dimba, 22 ans, l’autre fils de la victime. Il raconte que père et fils, qui travaillaient tous deux comme peintres, n’en sont jamais venus aux mains auparavant, même s’il existait des désaccords entre eux.
Dans son interrogatoire, Fabio Dimba a finalement confié aux enquêteurs avoir brûlé vif son père car ce dernier lui devait de l’argent pour un travail de peinture effectué. Sylvie Dimba, pour sa part, s’était abstenue de donner la réelle version des faits à la police afin de protéger son fils.