Les femmes travaillant dans cet établissement d’État, situé à l’est, en ont assez des propos « déplacés et à connotation sexuelle » du Superintendent (“usher”) à leur égard, ainsi que de ses « propositions indécentes ». Leurs nombreuses protestations auprès de la direction de l’école pour ramener à l’ordre cette personne ont été vaines jusqu’ici. Dans une lettre en date du 25 mars adressée au ministère de l’Éducation, et avec copie à celui de l’Égalité des genres, le staff dénonce les « salacious remarks and comments upon female staff », citant de nombreux exemples. Est également déplorée la « unsupportive attitude of the head of school » pour mettre un frein à cette situation « fort embarrassante » dans laquelle le « lady staff feel insecure at their work place ». Contacté ce matin par Le Mauricien, l’assistant recteur de l’établissement affirme que « le ministère a initié une enquête sur la question ».
Le Superintendent, à qui est reproché son « comportement irrespectueux » envers le personnel féminin de l’école où il est employé, était en poste dans un ministère avant d’occuper cette fonction. Dans leur lettre de dénonciations, le staff soutient ses accusations par de nombreux détails, dont certains sont choquants. A titre d’exemple, outre ses commentaires « frisant la vulgarité », il se serait déjà vanté d’avoir des « sex toys to sell ». De même, lors d’une visite de Medical Officers à l’école, il aurait proposé à une « lady teacher that he wanted to accompagny and assis her for cervical check-up ». Il aurait déjà fait mention d’un de ses désirs. « Once he said that lady teachers should wear mini-skirts and dance sega and he will watch », écrivent les dénonciateurs.
Le staff se dit « révolté » par l’indifférence et le rôle passif de la direction envers le comportement « inacceptable » de leur collègue. Le personnel affirme avoir soulevé cette question auprès du recteur le 21 mars dernier, mais que ce dernier leur aurait signifié qu’il préférerait ne pas s’en mêler. « The rector chose not to interfere and breathed no words to the school superintendent and his words were : “mo prefer pa rant ladan” », lit-on dans cette lettre de dénonciation. En raison du « manque de soutien » (« unsupportive attitude ») du chef d’établissement, les femmes  s’interrogent sur leur sécurité sur leur lieu de travail. « The superintendent does and says anything he wants. And the question is : are we safe at work ? » s’interroge le staff.
Contacté ce matin par Le Mauricien pour une réaction, l’assistant recteur de l’établissement confirme être au courant de la lettre de dénonciation. « Le ministère a initié une enquête sur la question », dit-il, ajoutant qu’en tant que fonctionnaire, il ne peut « commenter davantage l’affaire ».