Les dirigeants de l’Association des commerçants de Beau-Bassin/Rose-Hill se sont réunis d’urgence ce matin pour décider de la marche à suivre à la suite d’une demande insistante de certains conseillers de permettre aux marchands ambulants de travailler dans le centre ville pendant la période des fêtes de fin d’année. Cette demande a été adressée au maire à la dernière réunion du conseil municipal jeudi dernier. Les commerçants réagissent : « Puisque ces conseillers évoquent la cause humanitaire dans leur requête, que la municipalité installe ces marchands à la foire Da Patten en subventionnant la location des étals. » La tension est déjà palpable à Rose-Hill et le ton risque de monter dans les prochains jours.
Les conseillers Rashad Daureeawoo, Jean-Maurice Jean-Pierre et Swadicq Peerally se sont tour à tour, lors de cette dernière réunion du conseil municipal, prononcés en faveur d’une place pour caser les marchands ambulants durant les fêtes de fin d’année. « Ce sont des pères et des mères de famille qui doivent gagner leur vie. Sur une base humanitaire, on peut trouver un endroit pendant la période de fêtes pour les laisser travailler », ont avancé comme argument ces trois conseillers. « Vous savez fort bien qu’il existe un jugement de la cour qui a donné gain de cause à l’Association des commerçants et qu’il est du devoir de la mairie de respecter ce jugement. Vous êtes membre du barreau, M. Daureeawoo, et vous êtes bien placé pour savoir ce que représente un jugement de la cour. Si on peut trouver une solution qui soit dans la légalité il n’y a aucun problème à les laisser travailler », leur a répondu Norbert Froget, le maire. Ces conseillers ont alors suggéré au maire d’organiser une rencontre avec l’Association des commerçants pour « arriver à un accord ». Mais le maire leur a répondu que cette association refusera catégoriquement « de s’asseoir à une table de discussions » sur cette question.
L’Association des commerçants est intransigeante à ce sujet et dès le week-end dernier, elle a commencé à mobiliser ses membres pour s’opposer à toute démarche future de la mairie pour caser les marchands. Selon cette association, les marchands ne veulent ni plus ni moins que des places stratégiques dans le centre ville pour opérer durant le dernier mois de l’année, notamment, Place Margéot, Place Raymond Chasle, la Rue La Reine, les trottoirs à la Route Royale. « À cause de la situation économique difficile, nous n’arrivons pas à vendre et nos membres attendent la période de fin d’année pour respirer, pour relancer les affaires. Pendant toute l’année, nous payons les loyers exorbitants, la taxe municipale et les autres frais. Il y a des commerçants qui sont lourdement endettés aujourd’hui. Il est hors de question de faire de la place aux marchands dans le centre ville. Nous n’allons pas rester tranquilles », prévient M. Prakash Permala, président de l’Association des commerçants de BB/RH. Ses dirigeants ont décidé aujourd’hui lors d’une réunion de loger une mise en demeure à l’administration municipale pour empêcher toute décision qui irait à l’encontre des intérêts des commerçants.
Par ailleurs, l’Association des commerçants suggère à la municipalité de mettre à la disposition des marchands ambulants la cinquantaine d’étals qui sont disponibles à la foire Da Patten. Sur 106 étals qui étaient occupés à l’ouverture de cette foire en 2006, près de la moitié sont vides aujourd’hui, leurs locataires ont préféré retourner travailler sur le chemin. « Ils ont passé des deals avec d’autres personnes pour occuper leurs étals de temps en temps », explique Fazeela Goorahoo, présidente de l’Association des marchands de la foire Da Patten. « Nous sommes au courant que les marchands qui sont aujourd’hui dans la rue essaient d’influencer les marchands de Da Patten pour les rejoindre afin ki zot gayn lamass. Si la municipalité trouve un endroit dans le centre ville pour ces marchands ambulants, nous allons exiger qu’elle trouve aussi une place en dehors pour les locataires de la foire Da Patten. Que la municipalité ne fasse pas de faux pas. Nous sommes une force aujourd’hui », avertit Mme Goorahoo.
L’Association des commerçants de BB/RH ne trouve aucun inconvénient à ce que la municipalité oriente les marchands ambulants dans les étals vides de la foire Da Patten, en rappelant que cette structure avait été construite pour y loger justement les marchands ambulants de l’époque à la suite d’un premier jugement de la Cour. « Si les conseillers municipaux ont vraiment à cœur la notion humanitaire et qu’ils veulent venir en aide aux marchands ambulants et si ces derniers veulent vraiment travailler pour nourrir leur famille, la municipalité pourrait payer à leur place la location de ces étals à la foire Da Patten », suggère M. Permala.
Commentaires
Solutions: 1. Make the hawkers pay for a temporary 'hawking license'.
2. Hunt mercilessly those who do not pay.
3. Decrease the payment of the shops.
We will never be able to get rid of this 'mode of trade'and it forms part of our folklore...Put them in DA Patten or any other place, what happens?
Effects: 1. New hawkers occupy the place they just left on the streets.
2. You kill their livelihood as usually places like DA Patten are 'suicidal for business' and these people are our 'greatest entrepreneurs'; ready even to go on the street to reach the client! So do you think you can get rid of them?
You will eventually, if you use force; but it will only be at the cost of great social injustice. Is this what we want?
Here go according to my solution and you get the Win-win-Win-win solution! How?
1. The shops win as the rentals are decreased.
2. The hawkers win, as they get their livelihood.
3. The public wins, as they get better prices.
4. The munipality wins, it's rentals is status quo or increases and it get rid of the problem...