Share |

COMMISSAIRE SORTANT: Jean-Marc Ulcoq, «Crée un environnement de confiance»

Expert comptable de formation et ex-président du Mauritius Turf Club (1997 et 1999), Jean-Marc Ulcoq revient, lui aussi, aux côtés de Gilbert Merven pour demander un nouveau mandat de trois ans aux membres du Club ce vendredi lors de l'assemblée générale annuelle. Il va sans dire que cet homme, connu pour sa discrétion,  se retrouve lui aussi de plein pied dans cette campagne pour demander à ses paires de lui faire confiance de nouveau. Pourquoi donc cette volonté à vouloir revenir aux affaires dans le board des commissaires? «C'est avant tout ma passion pour les chevaux et pour l'industrie hippique que je défends depuis des années, que ce soit comme commissaire ou président du MTC, qui me pousse à demander un nouveau mandat. Il faut aussi noter le fait que durant ces trois dernières années il y a un travail qui a commencé, pour d'abord assainir les finances du club et pour donner les moyens au MTC pour faire face à une situation difficile et à la concurrence des autres jeux», répond d'entrée Jean-Marc Ulcoq.
Ce dernier souligne que la «politique de rigueur» mise en place dans la gestion des affaires du Club ces trois dernières années à porter ses fruits. «En tant qu'expert comptable au sein du board j'ai eu pour responsabilité de suivre pas à pas la santé financière du Club. Nous avons tous beaucoup travaillé sur ce dossier au point qu'aujourd'hui nous allons présenter un bilan positif de quelque Rs 4 millions après deux années de déficits», souligne notre interlocuteur.
Loterie de Rs 13 à 2 millions
Et ce malgré l'arrivée durant la 28e journée de la saison 2009 du loto sur le marché du jeu dira Jean-Marc Ulcoq à Week-End . «Je tiens à dire une chose, plus de 75% des revenus du MTC proviennent des paris et autres loteries. Pour la saison 2009 -2010 et 2010-2011 il y a eu une baisse de 9% des revenus générés par le tote, alors que pour les loteries (Poupard, Merven et autres Rs 3) les revenus sous cet item est passé de Rs 13 millions (1998) à Rs 2million en 2011», précise-t-il. D'où l'inquiétude de Jean-Marc Ulcoq  sur la situation financière du club. « Au delà de toute considération du choix des commissaires du MTC, je crois qu'il est important que la nouvelle équipe  trouve la bonne formule pour convaincre le ministère des Finances  de l'importance de cette industrie de par le nombre de personnes qui y sont employés directement et indirectement. Puis de trouver les arguments juste pour deux choses. Primo que le commingling international des courses soit une réalité à Maurice. Puisque les études ont démontré que quand nous sommes dans une plus grosse juridiction c'est plus bénéfique pour nous. Secundo que la GRA et le gouvernement trouvent les moyens pour que tous les paris soient liés aux serveurs centraux», avance-t-il.
Le commissaire sortant estime que le nouveau board des commissaires devrait aussi songé dans le projet d'un nouvel hippodrome. «Il va nous falloir trouver quelque Rs 900 millions pour pouvoir mettre en place ce projet. Il nous faut aussi trouver des partenaires stratégiques pour  le financement d'un tel projet. C'est la raison pour laquelle je dis qu'il est mportant de créer un environnement de confiance au sein de l'industrie pour mener à bien et gérer ces dossiers importants pour l'avenir des courses», insiste Jean-Marc Ulcoq.
Ce dernier affirme avoir un «silent hope» en ses chances d'être élu vendredi prochain.