Tout semblait indiquer à la mi-journée que la compensation salariale pour ceux au bas de l’échelle serait revue à la hausse. Vers 12 h 15, après avoir remis la lettre officielle de Business Mauritius au ministre des Finances Vishnu Lutchmeenaraidoo, concernant la proposition du secteur privé suite à la requête faite la veille par le gouvernement, Raj Makoond, Chief Executive Director de Business Mauritius, a fait comprendre à la presse que le secteur privé a reconnu la nécessité de faire un effort en faveur de cette catégorie de salariés.
Vishnu Lutchmeenaraidoo, qui avait à ses côtés le secrétaire financier Dev Manraj et d’autres hauts officiels de son ministère, avait esquissé un sourire en prenant lecture de la lettre de Business Mauritius, laissant échapper un « merci », tout en serrant la main de Raj Makoond. Ni le ministre des Finances ni le représentant du secteur privé n’ont voulu donner une indication du montant proposé, le Grand Argentier laissant entendre que la réunion spéciale du conseil des ministres se devait de prendre note de l’évolution de l’offre du secteur privé.
Raj Makoond a fait savoir que suite à la réunion bipartite d’hier, les dirigeants de Business Mauritius ont eu une série de consultations avec les organisations membres et qu’un consensus a été atteint sur non seulement la nécessité de faire un effort supplémentaire pour les travailleurs au bas de l’échelle, mais aussi sur le besoin de protéger les petites et moyennes entreprises, en particulier les sous-secteurs de la construction et de la bijouterie. « Dans un esprit de coopération et de partenariat, nous nous devons de faire un effort spécial », a déclaré Raj Makoond. Pour ce dernier, tout ne s’arrête pas là, car il a des défis à relever au plan économique. « Pour que Maurice puisse atteindre le niveau d’une économie à revenus élevés, il faudra repenser le paysage économique du pays et travailler davantage dans le sens du “ease of doing business” », a-t-il ajouté.
Vishnu Lutchmeenaraidoo a fait comprendre pour sa part que « le gouvernement n’a nullement l’intention de mettre des secteurs économiques en difficulté, en particulier les petites et moyennes entreprises ».