RADAKRISHNA SADIEN (GSEA) : « Le GM a fait un effort »

« Je rappelle que la compensation salariale est un réajustement par rapport à l’érosion du pouvoir d’achat. Il y a un effort qui a été fait, même si nous ne sommes pas totalement satisfaits. Nous nous attendons maintenant que le gouvernement travaille également sur les réajustements pour tous les secteurs, suivant l’application du salaire minimum. Le Premier ministre a dit prendre note de cela, nous nous attendons à des développements à ce sujet. Je lance également un appel pour qu’il y ait plus de contrôles sur les prix car il y a des commerçants qui profitent de la compensation pour augmenter les prix. »

LALL DEONATH (AGWU) : « La classe moyenne piétine »

« L’augmentation de Rs 400 représente une hausse de 4% pour ceux touchant Rs 10 000 tandis que ceux touchant de Rs 15 000 à Rs 20 000, cela ne représente que 2%. La classe moyenne piétine et continue d’être sous-compensée. Le gouvernement doit y travailler. Nous espérons qu’à la prochaine négociation, on pourra rétablir l’équilibre. Il faudra également voir les distorsions causées par le salaire minimum. »

 

DEEPAK BENYDIN (FPBOU) : « Pas satisfait à 100% »

« La compensation a été calculée par rapport au taux d’inflation de l’année dernière. Ce qui veut dire que les travailleurs ont déjà perdu et ils vont maintenant être compensés pour cela. Or, ils ont déjà perdu 12 mois. C’est pour cela que nous pensons que la proposition de Rs 500 à Rs 1 000 était justifiée. Nous ne sommes pas satisfaits à 100%. »

RASHID IMRITH (FSSP) : « Le suivi des autres revendications »

« La FSSP avait fait d’autres propositions à part la compensation salariale, dont trois “increments” à tous les fonctionnaires à partir de janvier 2019 pour corriger les distorsions causées par le salaire minimum, la publication du rapport du PRB en 2019 au lieu de 2020 et la révision à la hausse de l’allocation de Rs 500 sur le salaire minimum. Les deux points positifs, c’est que, d’une part, il y a eu la compensation à Rs 400 “across the board”, y compris aux bénéficiaires de la pension, et le Premier ministre a promis de faire le suivi de nos autres revendications. »

ATMA SHANTO (SYNDICALISTE) : « Je ne suis pas satisfait »

« Cet exercice était aussi un exercice pour rétablir l’érosion du pouvoir d’achat des travailleurs, mais aussi des pensionnés. La semaine dernière, nous avons pris connaissance du taux d’inflation de 3,3%, publié par le bureau des statistiques de Maurice. Un taux qui, selon nous, ne reflète pas la réalité, mais que nous ne pouvons contester pour plusieurs raisons. Aujourd’hui, encore une fois, le mouvement des employeurs a insulté la classe des travailleurs avec leur proposition initiale de Rs 268. Car pour nous, c’est bien une insulte. Aussi, nous pensons que le comité tripartite doit perdurer car nous avons très bien que c’est un comité qui a toujours su faire ses preuves et zot finn amenn lazistis sosyal. Je ne suis pas satisfait de la compensation salariale du gouvernement car les travailleurs et pensionnés dépensent plus que ces Rs 400. Or, sous réserve, nous acceptons cette somme du gouvernement et on espère que dans les jours à venir, le comité tripartite se réunira plus souvent pour discuter de problèmes qui existent dans le pays. J’ai par ailleurs profité de cette occasion pour discuter du problème concernant les employés de la Central Water Authority (CWA), dont une partie a été recrutée par Landscope Mauritius, l’autre par la CWA elle-même et une troisième faisant partie du “early retirement scheme”. Sauf que ceux-là n’ont pas encore eu leur salaire à ce jour. Le Premier ministre en a pris bonne note. »