Le système mis en place par le Mauritius Accreditation Service (MAURITAS), qui opère sous l’égide du ministère de l’Industrie et du Commerce pour l’accréditation des laboratoires et autres organismes de certification à Maurice, est en voie d’évaluation par une équipe de l’International Laboratory Accreditation Cooperation (ILAC) et de l’International Accreditation Forum (IAF).
Selon Robin Gopee, directeur de MAURITAS, cette reconnaissance internationale est nécessaire pour que les accréditations octroyées par les laboratoires et autres institutions de certification à Maurice soient reconnues au niveau international. « D’où la présence de cette équipe étrangère venue évaluer notre système. Elle est venue voir si nous respectons les normes et nous suit dans nos visites dans les laboratoires », déclare Robin Gopee. Il ajoute que l’avantage pour Maurice, après l’obtention de cette reconnaissance internationale, est que le pays ne devra plus négocier avec un autre pour exporter ses produits, car « grâce à cette reconnaissance internationale, une entreprise mauricienne pourra exporter facilement vers des marchés étrangers, partout dans le monde ». Et d’ajouter : « Du moment où nous sommes reconnus internationalement, il n’y aura aucune barrière. » Robin Gopee indique également que puisque MAURITAS n’a pas encore cette reconnaissance internationale, les laboratoires mauriciens sont obligés de travailler avec des “accreditation bodies” internationaux pour pouvoir faire leur travail. « Ce qui a un coût énorme, qui est passé aux exportateurs dont les produits deviennent plus chers et moins compétitifs sur le marché mondial », souligne le directeur de MAURITAS.
MAURITAS a été créé en 1998 avec, comme tâche principale, l’accréditation de tous les laboratoires, les organismes de certification et les organismes d’inspection, qui sont au nombre d’une cinquantaine, à Maurice. Ceux-ci opèrent dans tous les secteurs – textile, eau, alimentaire, santé et environnement, entre autres. Pour ce faire, cette institution procède par trois étapes. D’abord, elle fait un “document review” pour voir si ces laboratoires possèdent toute la documentation requise dans le cadre de leur travail. Puis elle fait une prévisite, suivi d’une visite complète pour voir s’ils sont bien équipés, s’ils ont le personnel voulu ainsi que tout le matériel dont ils ont besoin, de même que les compétences nécessaires. « Nous menons un audit et nous leur recommandons des mesures correctives si nécessaire. Finalement, nous prenons une décision à leur sujet à partir des données recueillies », dit le directeur.
Jusqu’ici, une trentaine de laboratoires et de “certification bodies” ont été accrédités sous ce programme lancé en 2008. Selon Robin Gopee, avant cette date, les laboratoires opéraient sans aucun contrôle. « Tous les laboratoires, tant du privé que du public, et opérant dans tous les domaines, sont concernés. Le certificat est valide quatre ans mais nous visitons les laboratoires accrédités chaque année, question de surveillance, pour voir si leur personnel et leurs équipements sont encore en place et s’ils opèrent d’après les normes », fait-il ressortir.