CONCERT - 1ER JUILLET À CASELA : L’hommage mauricien à Pink Floyd

Le samedi 1er juillet, quelques-uns des principaux titres de Pink Floyd seront joués en live à Casela. Une initiative de Thibault de Robillard et de ses complices, dont quelques anciens de Feedback. Un spectacle grandiose, avec beaucoup de moyens techniques, pour se rapprocher le plus possible du son et de l’esprit du groupe mythique britannique.
Après un essai concluant l’année dernière au Morne Anglers Club sous la forme d’un mini-concert hommage au groupe britannique, joué à guichets fermés, les mêmes protagonistes voient plus grand en proposant un spectacle digne du groupe rock britannique. Une formation que de nombreux participants au concert ont idolâtrée depuis leur tendre jeunesse. “C’est un accomplissement du souvenir de l’adolescence de pouvoir réaliser cela nous-mêmes. Pink Floyd, c’est une génération, un emblème”, dit Steed Lebon, qui aura la lourde tâche d’être l’un des chanteurs principaux. “C’est un petit rêve qui devient réalité que de rendre hommage à ce groupe légendaire. C’est le groupe qui a bercé mon adolescence et qui m’inspire”, confie Éric Desvaux, qui sera à la fois à la batterie et au chant.
L’événement s’annonce grandiose et les fans de Pink Floyd s’en réjouissent d’avance. Le samedi 1er juillet, c’est à une prouesse technique sans précédent dans notre île qu’on est en droit de s’attendre, si l’on en croit les principaux protagonistes de cette initiative. “Reproduire du Pink Floyd est assez complexe. Nous avons de quoi prétendre se rapprocher autant que possible de cette formation”, confie Marc Giraud, qui sera aux claviers.

Prouesses techniques.
Les fans de Pink Floyd ont en tête la richesse visuelle des concerts de ce groupe. C’est exactement cela que tentera de reproduire sur scène la bande à Thibault de Robillard. Un sacré challenge ! “Notre projet de 2017 a une complexité que nous n’aurions jamais pu imaginer à l’époque. Un ami guitariste américain, qui a eu l’opportunité de voir des vidéos de nos répétitions de l’an dernier, a bien résumé le challenge : “Pink Floyd tunes can be relatively easy to play, but very tricky to play well.” Si je devais développer ce qu’il a dit, je dirais : jouer des chansons de Pink Floyd, techniquement, c’est facile, ce n’est pas une musique de virtuoses. Mais jouer du Pink Floyd correctement, en respectant tous les détails, les multiples couches d’arrangements de guitare et de claviers avec les sons qu’il faut, les chœurs, les bruitages, sans compter l’aspect visuel, c’est beaucoup plus compliqué”, souligne Thibault de Robillard.
Cette fois, ils seront onze sur scène. Les trois anciens de Feedback que sont Steed Lebon (claviers et chant), Eric Desvaux (batterie et chant) et Thibault de Robillard (lead guitar) sont rejoints par Marc Giraud (claviers), Ashvin Seewoochurn (basse), Yavin Coopan (guitare et chant), Roro Constantin (guitare sur quelques morceaux), John Kinsley Chee-Ting (saxophone), Mirella Desvaux (chœurs), Grace Gauthier (chœurs) et Arnaud Gauthier (chant et chœurs). Le quatrième ancien de Feedback, Anwar Elahee, sera responsable des projections vidéo.

Another Brick in the Wall.
Pink Floyd, né en 1965 à l’initiative de Roger Barrett, alias Syd Barrett, est l’instigateur de shows grandioses, et même une fois sans public, dans le cadre enchanteur de Pompéi pour le projet Pink Floyd : Live at Pompeii, où avait notamment été enregistré le morceau Echoes. Ce titre figure dans la playlist du concert du 1er juillet. Sachez que 90% du répertoire concerne la deuxième phase du groupe, l’époque où Roger Waters et David Gilmour sont présents. Outre Echoes, on retrouvera ainsi, parmi d’autres, Money, The Great Gig in the Sky, Shine On You Crazy Diamond, Comfortably Numb, Hey You, On the Turning Away, High Hopes, Wish You Were Here et Another Brick in the Wall. Les chansons sont puisées des albums suivants : Meddle, The Dark Side of the Moon, Wish You Were Here, The Wall, A Momentary Lapse of Reason et The Division Bell.
L’un des morceaux les plus connus du groupe, Another Brick in the Wall, fera rappeler des bons souvenirs aux plus fidèles des fans et même à la nouvelle génération. Composé par Roger Waters, le morceau figurait en trois parties sur l’album The Wall, sorti le 30 novembre 1979. Ces trois parties sont très importantes dans le concept de l’album, car marquant la construction du mur dans lequel s’enferme le personnage principal de l’album. La partie 1 est la première à évoquer dans ses paroles le mur, qui est au centre de l’histoire. Le mur est une métaphore de l’enceinte que le narrateur a bâtie autour de lui pour fuir la réalité. Les bricks in the wall étant les événements qui, au fil de son existence, l’ont poussé à bâtir cette protection. Another brick in the wall se rapporte à la disparition du père du narrateur.

Wish You Were Here.
Lors du concert à Casela, Another Brick in the Wall (Part 1) sera suivie de la chanson transition The Happiest Days of Our Lives, avec le fameux cri perçant de Roger Waters. Elle sera suivie d’Another Brick in the Wall (Part 2), comme c’est le cas sur l’album The Wall. Another Brick in the Wall est une chanson contestataire qui dénonce la rigidité des règles scolaires en général et celle des internats en particulier, avec la fameuse phrase “We don’t need no education”, entonnée par une chorale d’enfants. Elle reflète la vision de Roger Waters sur l’enseignement conventionnel. Il détestait ses professeurs de collège et pensait que ces derniers étaient davantage intéressés par le fait de faire régner la discipline que par celui de transmettre des connaissances aux élèves.
Quant à Wish You Were Here, autre morceau incontournable du groupe, il n’est autre qu’un vibrant hommage à Syd Barrett. Ce dernier quitta le groupe en plein enregistrement du deuxième album de Pink Floyd, alors qu’il était sujet à des troubles mentaux et à des problèmes de toxicomanie.
Nous aurons également droit à Money et The Great Gig in the Sky, issus de l’album The Dark Side of the Moon, sorti en 1973, un véritable chef-d’œuvre. Grâce à l’ingénieur du son Alan Parson, qui se fit ensuite connaître comme musicien avec The Alan Parsons Project, le disque avait atteint des degrés de sophistication sonore jamais atteints jusqu’alors, avec l’utilisation de magnétophones 24 pistes.
Les billets pour ce concert hommage sont disponibles en prévente à Rs 600 et coûteront Rs 750 à la porte. Des billets VIP sont aussi disponibles, à Rs 1,500. Réservation :
caselapark.mu et Otayo (466-9999).