Dans une lettre ouverte adressée aux parlementaires, et diffusée ce matin, le président de l’Association pour la Protection de l’Environnement et des Consommateurs (APEC), Suttyhudeo Tengur, estime que les prix de nombreux articles de consommation courante devraient commencer à augmenter dès ce mois-ci pour se poursuivre en janvier et au-delà. Raison invoquée, selon lui : « Le gouvernement a augmenté le prix de la bagasse versé aux planteurs, mais il met la main à la poche des consommateurs pour payer cette augmentation. »
Suttyhudeo Tengur s’interroge : « Pourquoi les consommateurs doivent-ils faire les frais de la réforme de l’industrie sucrière après la décision du gouvernement d’augmenter le prix payé aux planteurs pour leur bagasse, qui est utilisée par les centrales thermiques pour produire de l’électricité ? Pourquoi les centrales thermiques ne paient pas cette hausse ? » Ainsi, déclare Suttyhudeo Tengur, « ce sont les consommateurs qui devront payer plus cher leur sucre importé de 15%, Rs 20 de plus sur le litre d’alcool afin de pouvoir payer cette augmentation du prix de la bagasse aux planteurs ». Selon le président de l’APEC, les prix de nombreux autres produits (pâtisseries, confiseries, boissons et autres) augmenteront de plus de 15%. « Une cascade de hausses des prix dans le pays attend les consommateurs dès la rentrée 2016 », estime-t-il.
En ce qu’il s’agit des prix du bouc et du mouton sur pattes, qui ont été révisés à la baisse en vue des fêtes de fin d’année, Suttyhudeo Tengur estime que des points de vente de viandes fraîches manquent dans les régions rurales. De ce fait, selon lui, les consommateurs devraient acheter le bouc et le mouton local auprès des petits éleveurs, et ce à prix forts. « Qui veillera à ce que les commerçants baissent réellement les prix après avoir acheté ces animaux sur pattes à Rs 185 le kilo, au lieu de Rs 300 ? » se demande-t-il, avant de s’interroger sur le prix de vente de la viande de bouc et de mouton pendant la période des fêtes ?