Les participants à la réunion des représentants du gouvernement et du secteur privé ont constaté à l’unanimité que la roupie forte est néfaste pour la compétitivité de Maurice sur le marché international.
La réunion d’hier, présidée par le secrétaire financier Dev Manraj, comprenait les cadres du ministère des Finances ainsi que les représentants de Business Mauritius, du Syndicat des sucres, de la MEXA, de la Mauritius Bankers Association, de l’ICT et de la Chambre de commerce et d’Industrie.
Les représentants de chaque secteur d’activité ont passé tour à tour en revue la situation dans leurs secteurs respectifs. Ainsi, le secteur sucrier aurait enregistré un manque à gagner de l’ordre de Rs 300 M. Les autres secteurs d’exportation ne sont pas en reste. La roupie forte a également eu un impact sur les autres secteurs d’exportation dont le textile, le secteur des TIC, l’industrie touristique, entre autres.
Devant l’urgence de la situation, une équipe se penche actuellement sur la rédaction d’un rapport détaillé qui sera soumis au conseil des ministres dès vendredi.
« Les secteurs public et privé sont conscients de la gravité de la situation et reconnaissent qu’il y a urgence concernant la révision de la politique de taux de change et sur l’importance des réformes structurelles », fait-on ressortir au niveau du secteur privé.
66,5 % des importations mauriciennes sont libellées en dollar américain.
Le dollar américain pesait 66,5 % dans la facture d’importation du pays pour le premier semestre 2017 contre 23,9 % à l’euro. C’est ce qu’indique un relevé publié récemment par Statistics Mauritius à l’occasion de la sortie d’un rapport sur l’évolution de nos échanges commerciaux semestriels.
Selon Statistics Mauritius, la valeur des importations libellées en dollars était estimée à Rs 56,9 milliards sur un total de Rs 85,5 milliards. La facture en euros représentait Rs 20,5 milliards. Les importations en rands sud-africains représentaient environ Rs 3,1 milliards, soit 3,6 %. Les poids du yen japonais et de la livre sterling dans nos importations s’élevaient à seulement 2,3 % et 1,2 % respectivement.
Dans ce même relevé, Statistics Mauritius indique que pour l’ensemble de nos importations en 2016, le poids du dollar se chiffrait à 66,3 %, soit une facture de Rs 109,8 milliards sur un montant total de Rs 165,4 milliards. L’euro se trouvait loin derrière : 23,3 %, le coût de nos importations en cette devise étant estimé à Rs 38,5 milliards. Il précédait le rand (4 %), le yen (2,3 %), la livre sterling (1,3 %), le dollar australien (0,8 %), le franc suisse (0,6 %), le dollar singapourien (0,4 %), le dollar hongkongais (0,3 %) et le yuan (0,2 %).
Au niveau des recettes d’exportation, le dollar occupait également la première place au premier semestre 2017 avec un poids de 49,9 %. Les recettes libellées dans la monnaie américaine étaient d’environ Rs 17,8 milliards pour la période janvier-juin 2017 sur un total de Rs 35,6 milliards. L’euro occupait la deuxième place avec 41,9 % (Rs 14,9 milliards) suivi de la livre sterling (5 %), du rand sud-africain (Rs 1,9 %) et du franc suisse (1 %).
Les poids des devises dans les recettes pour toute l’année 2016 sont comme suit : dollar 53,3 % (Rs 41,5 milliards sur un total de Rs 78 milliards), euro 37,9 % (Rs 29,6 milliards), livre sterling 5,5 % (Rs 4,3 milliards), rand sud-africain 1,9 % (Rs 1,5 milliard) et franc suisse 1 % (Rs 779 millions).