La Convention Ramsar, sous la direction de son secrétaire général par intérim, Dr Ania Grobicki, a inclus le parc marin de Blue Bay dans sa liste de sites menacés par des changements négatifs induits par l’homme ayant eu lieu, se produisant ou sont susceptibles de se produire. C’est ce qu’a indiqué le Senior Regional Advisor for Africa du Ramsar Convention Secretariat, Paul Ouédraogo, dans un courriel adressé à la plate-forme Aret Kokin Nou Laplaz, indiquant que le site paléontologique Mare aux Songes, situé à l’entrée de la plage de La Cambuse, une zone tampon, fait également partie du parc marin de Blue Bay. Cette liste de sites menacés à travers le monde sera soumise à la prochaine assemblée générale de la Convention Ramsar en juin prochain pour être adoptée.
On apprend également que le secrétariat de la Convention Ramsar a proposé que les autorités mauriciennes demandent une Ramsar Advisory Mission (RAM) pour Maurice. Plusieurs courriels en ce sens, en date du 24 août 2015, 2 septembre 2015 et 25 octobre 2015, ont été envoyés aux autorités mauriciennes, explique Paul Ouédraogo, s’appuyant sur le fait que dans le cadre de la menace qui pèse sur le parc marin de Blue Bay, il est du devoir des autorités concernées de réclamer une RAM. Cette mission, dit-il, vise à ce que le pays concerné puisse bénéficier et appliquer l’expertise et les conseils de la Convention Ramsar face aux problèmes qui pourraient conduire à une perte de caractéristiques écologiques d’une zone humide.
Le secrétariat de la Convention Ramsar rappelle que, après une étude du site, lorsque l’équipe d’experts aura terminé son rapport qui sera alors remis aux autorités compétentes du pays concerné, un rapport final est ensuite publié, et les conclusions et les recommandations de ce rapport peuvent constituer la base d’une action sur le site, et peut-être d’une aide financière ultérieure. D’où l’importance de la Convention Ramsar, rappelle-t-il. Cependant à ce stade, il n’y a pas eu de demande des autorités mauriciennes.
En attendant, les membres de la plateforme Aret Kokin Nou Laplaz continuent leur lutte, militant notamment contre la construction d’un hôtel 5 étoiles par le groupe Currimjee sur la plage de La Cambuse, projet qui, selon les écologistes de cette association, représente une menace pour les dunes de sables à cet endroit et qui constituent une menace également pour la parc marin de Blue Bay ainsi que le site paléontologique Mare aux Songes.