Onze VSI réunionnais sont actuellement en mission à Maurice dans des filières porteuses

Ils sont Réunionnais et sont connus comme des Volontaires de solidarité internationale (VSI), soit des membres de la branche réunionnaise de France Volontaires, implantée à La Réunion en 2003. Depuis, près de 200 jeunes entre 24 et 34 ans, la plupart détenteurs d’un Bac+4 ou 5, effectuent des missions indemnisées d’un an à trois ans dans les pays de la région d’Afrique australe et océan Indien.

Le premier VSI est arrivé à Maurice en 2011. Actuellement, 11 sont en poste et un autre sera bientôt recruté. Leurs domaines d’appui, des filières porteuses, sont aussi divers que le développement économique, la création d’entreprises, le développement durable et l’utilisation des technologies de l’information et de la communication. Depuis deux ans, un nouveau programme existe, permettant à de jeunes Mauriciens, Malgaches et Comoriens, âgés de 18 à 25 ans, d’apporter leurs compétences aux structures réunionnaises et à vivre une expérience professionnelle.

Grâce aux responsabilités qui leur sont confiées lors de leurs missions, et grâce au réseau de contacts qu’ils bâtissent lors de ces mêmes missions, les VSI ont l’opportunité de s’enrichir er de vivre un parcours professionnel à l’international. Au terme de leur mission dans des organisations locales comme la COI, Business Mauritius, l’Institut français de Maurice, la Chambre d’agriculture et la Croix-Rouge, ils trouvent aisément un emploi.

Ces missions des VSI réunionnais sont cofinancées par la Région Réunion et l’Union européenne. La maison mère des VSI est en fait France Volontaires, opérateur du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, et qui est la plateforme française des Volontariats Internationaux d’Échanges et de Solidarité.

C’est en tenant compte du rôle que peut jouer la jeunesse dans sa politique de codéveloppement régional que la Région Réunion a associé les jeunes Réunionnais à sa dynamique de coopération. Les missions des VSI permettent de renforcer les liens économiques, sociaux et culturels existant avec les territoires partenaires de la Région Réunion.

Jusqu’ici, 20 jeunes Réunionnais ont été en poste à Maurice, dont 11 y sont toujours. À l’instar de Martine Hippolyte, attachée à la COI comme assistante technique et qui travaille sur la gestion et la valorisation des déchets. « On travaille sur un plan d’action à mettre en œuvre dans les divers États membres », indique-t-elle. Quant à Blandine Rosies, affectée à la Chambre d’agriculture, elle travaille sur un projet de Smart Agriculture en partenariat avec la Région Réunion. « Nous avons les mêmes problèmes, les mêmes ravageurs, les mêmes maladies. C’est donc intéressant d’échanger. » Laura Maillot-Techer, elle, est postée chez Business Mauritius, où elle représente le groupe Export Réunion. « Avec La Réunion, on tisse des liens avec des entreprises mauriciennes et on travaille ensemble pour aller vers l’Afrique. Récemment, on a organisé la 5e rencontre du développement durable.» À Maurice depuis 2015, Karim Prud’homme travaille pour sa part à l’Union des Chambres de Commerce de l’océan Indien (UCCIOI) et travaille sur la mise en œuvre d’un programme de renforcement des capacités des chambres de commerce.

Depuis deux ans, il est possible pour les jeunes Mauriciens, Comoriens et Malgaches de 18 à 25 ans d’apporter leurs compétences aux structures réunionnaises grâce à un nouveau programme de volontariat de réciprocité. Ces missions sont financées par les collectivités réunionnaises. Les VSI ne travaillent pas vraiment à titre volontaire car ils ont droit à des indemnités de subsistance, un forfait dédié au logement et une couverture médicale. Outre une expérience de solidarité, ces jeunes ont l’occasion d’avoir un enrichissement professionnel.