Photo illustration : ville de Vacaos

La Vacoas Popular Multi Purpose Cooperative Society a tenu son Annual General Meeting dimanche à son siège de Bonne-Terre. Si le comité a été approuvé, le Special General Meeting n’a pu être tenu par manque de quorum. La vente d’un terrain à Flic-en-Flac fait en effet toujours débat.

Viraj Baijnath, le président du board, maintient que « c’est le moyen de récupérer l’argent de la coopérative afin de redémarrer normalement ses activités ». Par ailleurs, Selven Chandraboyen a été nommé manager de la coopérative. Lors de la réunion d’hier, le comité a présenté le bilan financier. Il ressort que le déficit pour l’année financière se terminant au 30 juin 2017 est de Rs 1 million, contre Rs 21,7 millions en 2015. Le montant incluant les dépôts et le Deferred Redeemable Capital à être payé aux membres à ce jour est de Rs 900 millions approximativement. Les emprunts à être remboursés par les membres sont de Rs 200 millions.

Cependant, les comptes n’ont pas été approuvés en raison de la vente du terrain à Flic-en- Flac, sujet qui fait toujours débat parmi les membres. Les membres présents ont été invités à considérer cette option afin de « donner un nouveau souffle » à la coopérative. Viraj Baijnath explique que cette décision est « importante » dans la mesure où « seule la vente de ce terrain peut permettre à la coopérative de redémarrer normalement ses activités ».

En l’absence d’un quorum, le Special General Meeting n’a pu avoir lieu. « Nous allons tenir prochainement une nouvelle rencontre pour cette affaire de vente de terrain. Je lance un appel à tous les membres pour qu’ils soient présents. Ils avaient demandé la tenue de l’AGM mais, aujourd’hui, ils n’ont pas répondu présents », déplore le président du board, qui estime d’ailleurs important ce Special General Meeting. « Le board a exploré toutes les possibilités pour le terrain de Flic-en-Flac. Nous avons aussi sondé l’option de développer un morcellement, qui malheureusement aurait pris trop de temps et demandé de gros investissements pour des projets dérisoires. La solution la plus réaliste demeure la vente dans la stricte application des procédures », dit-il. Viraj Baijnath demande aux membres de prendre une décision « au plus vite » car plusieurs membres « sont âgés et risquent de ne pas récupérer leur argent ». Il ajoute : « C’est un véritable drame humain auquel nous assistons depuis 2014. Cela ne peut plus durer. Il faut agir vite, et ce dans votre propre intérêt. »