La présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim, qui a participé hier à l’ouverture de la Conférence des Parties (COP 21) à Paris, a souligné le caractère historique de ce sommet. « Les retombées de cette conférence seront historiques car elle nous ramène à la question fondamentale de notre survie sur cette planète », a-t-elle lancé devant les chefs d’État et de gouvernement réunis au Bourget. Elle a par la même occasion exprimé sa sympathie aux citoyens et au gouvernement français à la suite des événements tragiques qui ont frappé la France le 13 novembre dernier.
La présidente de la République a inscrit d’entrée la position de Maurice dans le cadre de la position adoptée par l’Alliance des petits États insulaires (AOSIS), du groupe africain, du groupe des 77 et de la Chine, et s’est dite solidaire avec le comité des Petits États insulaires en développement. Elle a tiré la sonnette d’alarme contre tout développement qui ne tiendrait pas compte du changement climatique et qui risque, d’ici 2030, de précipiter quelque 100 millions de personnes, dont 43% d’Africains, plus profondément dans la pauvreté. « Pourtant, l’Afrique est le continent dont la production de gaz à effet de serre est la plus faible », a-t-elle lancé, précisant que Maurice se situe à la 14e place des pays les plus menacés par les événements climatiques extrêmes.
Ameenah Gurib-Fakim a plaidé pour une réduction de 30% des gaz à effet de serre d’ici 2030. Elle a insisté sur la mobilisation des finances pour lutter contre le changement climatique et sur l’importance de permettre aux Petits États insulaires d’avoir accès aux technologies « to build capacity to expand adaptation and mitigation efforts in SIDS, LDC’s and African countries ».
Elle a lancé un appel à tous les pays développés pour qu’ils démontrent leur volonté politique d’arriver à un accord légalement contraignant. Elle s’est finalement associée à l’encyclique du pape François demandant à la famille de contribuer à arrêter la détérioration de l’environnement.