COSAFA WOMEN’S CUP 2017 : Le Kenya sans pitié

La sélection féminine de football a encore connu un revers pour sa deuxième sortie dans la Cosafa Cup, au Zimbabwe. Cette fois, c’est le Kenya qui a renvoyé le Lady Club M à ses études. 11-0 : l’addition est salée pour la sélection féminine. Cela fait déjà 14 buts que Martine Kelly et ses coéquipières ont pris en l’espace de deux rencontres. Certes, le Swaziland représentait un adversaire un peu plus à la portée de la sélection nationale. Selon les statistiques, Anaëlle Rassoie et ses coéquipières ont dominé à la possession de balle. Mais contre le Kenya, les choses se sont vraiment mal terminées pour les Mauriciennes, qui ont carrément pris l’eau.
Mais elles ont encore l’espoir de marquer au moins un but dans cette compétition, puisqu’elles affrontent cet après-midi le Mozambique dans le cadre de leur dernière sortie dans le groupe B.


Arrêtons le massacre…
La lourde défaite de la sélection féminine semble avoir inspiré l’adjoint au DTN, Jonathan Bru. Ce dernier a félicité le XI mauricien pour sa prestation lors de la Cosafa Cup, au Zimbabwe.
L’envolée lyrique de l’ancien capitaine de la sélection masculine prête plutôt à sourire. Au lieu de ne voir que le côté positif — « courage, discipline et ténacité » selon les mots utilisés sur les réseaux sociaux —, il devrait plutôt se pencher sur les raisons de cette lourde défaite et essayer de prendre des mesures pour redresser la barre, et non se contenter de dire que l’on apprend de ses défaites.
Ces résultats ne sont que le maigre fruit du marasme qui s’est depuis longtemps abattu sur le football local, mais surtout sur le football féminin. De par le manque de considération pour les filles elles-mêmes d’abord et pour leur championnat ensuite.
Cela dit, les joueuses ne sont nullement responsables de cette défaite. Elles sont parties au combat avec les armes qu’elles avaient. À titre d’exemple, la dernière sortie du Lady Club M remonte à un an, avec une défaite contre le Botswana. À quand la prochaine ?
Pour savoir qui sont les responsables de ce nivellement par le bas, il suffit simplement de suivre les regards…
J. O.