COUR INTERMÉDIAIRE - ESCROQUERIE : L’accusateur de Prakash Boolell nie avoir retenu ses services

L’ancien avocat Prakash Boolell, trouvé coupable dans une affaire d’escroquerie et radié du barreau en 2007, fait face à un nouveau procès pour escroquerie devant la Cour intermédiaire. Lors du procès hier, il a contre-interrogé Mujmil Dookhy, celui qui avait porté plainte contre lui. Le plaignant a nié avoir retenu les services de l’avocat radié du barreau. « Mo problem se ti fer fos deklarasion la Kour siprem », a soutenu M. Dookhy. Le procès a été ajourné au 28 août. L’ancien avocat souhaite contre-interroger certains témoins que la poursuite ne compte pas appeler.
Pour ce procès devant la Cour intermédiaire, il est reproché à Prakash Boolell d’avoir le 23 avril 2012, soumis un faux document avec l’en-tête de la Cour suprême à un des clients, lui faisant croire que la SBM allait lui payer Rs 12,7 M. Le client avait alors remis la somme de Rs 130 000 à Prakash Boolell pour les frais d’enregistrement de la Cour. Le plaignant a été contre-interrogé hier par Prakash Boolell qui a choisi de se défendre lui-même. Interrogé sur des emails qu’aurait envoyés son fils à l’ancien avocat alors qu’ils étaient en Angleterre, Mujmil Dookhy devait répondre ne pas être au courant de ces échanges. L’accusateur de Prakash Boolell affirme n’avoir jamais parlé de ses problèmes à son fils et encore moins d’avoir retenu les services de l’homme de loi. Alors que Prakash Boolell a voulu lui poser plusieurs questions sur la lettre qu’il aurait reçue de la SBM, lui faisant croire qu’il allait recevoir un paiement de Rs 130 000, le témoin devait à plusieurs reprises répondre qu’il n’était pas au courant, ou parfois même donner une autre explication. Les magistrats Niroshini Ramsoondar et Raj Seebaluck ont dû le rappeler à l’ordre à plusieurs reprises. « Mo pa konn nanyen dan sa bann zistwar ou pe rakont mwa la, se ki mo kone se ki ti ena enn fos deklarasion la Kour siprem », a déclaré Mujmil Dookhy. Après le contre-interrogatoire, l’avocat de la poursuite, Me Denis Mootoo, a informé la cour qu’il n’avait pas l’intention d’appeler les autres témoins qui figuraient sur la liste initiale. Prakash Boolell a cependant clamé son droit de les contre-interroger. Il s’agit entre autres du fils du plaignant. Le procès reprendra le 28 août. Rappelons que par ailleurs, la demande de Prakash Boolell pour être réintégré au barreau a été rejetée par le Full Bench de la Cour suprême composé des juges Ah Foon Chui Yew Cheong, Asraf Caunhye et Prithviraj Fekna. Ces derniers avaient conclu que « Prakash Boolell n’a pas réussi à démontrer qu’il y a eu un changement dans son comportement depuis sa condamnation pour que la Cour puisse considérer sa réintégration au barreau ».