COUR - MISE EN DEMEURE : Nandanee Soornack réclame Rs 400 M à l'État

La femme d'affaires s'en prend à l'Attorney General et au commissaire de police pour leurs agissements après son arrestation en Italie

La femme d'affaires Nandanee Soornack a fait servir une mise en demeure contre l'État, l'Attorney General et le commissaire de police en Cour suprême le 15 mars, et ce pour leur réclamer conjointement Rs 400 M, soutenant avoir été victime « d'immenses préjudices en raison des agissements de l'État et du commissaire de police », déplorant cet « acharnement » sur sa personne après la défaite du Ptr lors des dernières élections générales.
L'ex-partenaire d'affaires de Rakesh Gooljaury et amie de l'ancien Premier ministre, Navin Ramgoolam, riposte après ses démêlés avec l'État mauricien après avoir élu domicile en Italie à la suite des dernières élections générales. Dans une mise en demeure logée la semaine dernière, la femme d'affaires revient sur son arrestation par la police italienne le 16 avril 2015, à la suite d'une Red Notice émise par Interpol concernant des accusations logées contre elle par la police mauricienne. Elle soutient qu'à la suite de cette arrestation, elle avait été détenue en cellule deux jours et trois nuits. Selon elle, cet « acharnement » de l'État mauricien sur elle, avec en prime des accusations logées contre elle à Maurice, « est de mauvaise foi », avec l'intention de lui « causer du tort après la défaite du Ptr de Navin Ramgoolam lors des dernières élections générales » de 2014. Nandanee Soornack soutient ainsi avoir été « la cible du nouveau gouvernement » pour sa proximité avec Navin Ramgoolam. Après une comparution en cour de justice à Parme, en Italie, Nandanee Soornack avait été assignée à résidence jusqu'au 28 février.
La femme d'affaires rappelle aussi le fait que l'État mauricien avait fait une demande pour son extradition vers Maurice pour qu'elle réponde des accusations logées contre elle. Elle devait préciser d'ailleurs que cette requête de l'État mauricien avait été rejetée par la cour de cassation de Rome dans un “ruling” rendu en février. Elle réclame de ce fait Rs 400 M à l'État, à l'Attorney General et au commissaire de police.
« The said wrongful acts and doings of (...) parties amount to a “faute” and therefore (...) the parties are bound in law to make good the damages suffered by the abovenamed party (Nandanee Soornack, Ndlr), which damages she estimates in the sum of Rs 400 millions », est-il indiqué dans cette mise en demeure.