COURTS-MÉTRAGES : Dix ans après, Île Courts toujours

Le Festival Île Courts fête cette année sa dixième édition, marquée par plusieurs nouveautés, du 10 au 15 octobre. Au programme : un ciné-concert, une master class destinée aux professionnels de la musique et de l’audiovisuel autour de la démarche de création d’un ciné-concert, ainsi qu’un concours autour de la réalisation de films de dix secondes. Trois courts-métrages mauriciens seront projetés sous le label Made in Moris, ainsi que plus de 90 courts-métrages venus de différents horizons, sans oublier les nombreux ateliers autour du cinéma.


Les lieux du festival
L’Université de Maurice, qui est le quartier général du festival depuis quelques années, sera l’un des lieux où seront projetés les courts-métrages. Le festival se déplacera vers les gens avec le traditionnel Sinema Koltar. Les projections et les autres activités sont prévues à l’Aventure du Sucre à Beau Plan, dans la cour du Plaza à Rose-Hill, sur la plage de Tamarin, au Caudan Waterfront à Port-Louis et la gare de Poste de Flacq.
Chaque session de Sinema Koltar sera précédée d’un concert de 45 minutes. Le public retrouvera Matsonic le mercredi 11 octobre; Natir Samarel, le jeudi 12 au Plaza; Bwa Maron, le vendredi 13 à Tamarin; Fusional Mind, le samedi 14 au Caudan; Ekzonez, le dimanche 15 à Poste de Flacq.
MCine de Trianon, le Lycée des Mascareignes et l’Institut français de Maurice seront les autres hôtes du festival.


Made in Moris
Cette année, trois films mauriciens seront projetés sous le label Made in Moris. Il s’agit de Pran Nesans de Daniella Bastien, L’œil des Marins de Leslie Athanas et Lot Kote Lagar de O’Bryan Vinglassalon.

Pran Nesans – Daniella Bastien
Synopsis : Incursion dans l’univers du marke, une pratique, un rituel, une tradition, dont la transmission devient nécessaire, au risque de voir disparaître tout un pan de la culture mauricienne. Ce documentaire est déjà sélectionné en compétition au Silicon Valley African Film Festival aux États-Unis.

L’oeil des marins – Leslie Athanas
Synopsis : L’île Maurice, la Pointe aux Caves, un lieu qui évoque à la fois la rêverie et la peur. Sur des falaises austères, un mystérieux personnage veille sur les hommes qui vont et viennent.

Lot Kote Lagar – O’Bryan Vinglassalon
Synopsis : Une gare déserte est le théâtre d’une rencontre inattendue entre un photographe et des individus peu ordinaires. Au fil de la nuit, il nous fera découvrir ce peuple de l’ombre.


Ciné-concert
Pour la première fois, Île Courts proposera un ciné-concert. Il s’agit du spectacle Tom & Jerry par la troupe française La Terre Tremble !!! Reprenant des cartoons américains des années 30 des studios Van Beuren, le spectacle propose un dispositif scénique spécial constitué d’une batterie, d’une guitare, d’une basse, d’orgues, de bricolages électroniques et autres objets sonores. Le spectacle, drôle, burlesque et effréné, sera proposé le jeudi 12 octobre au Lycée des Mascareignes à 14h et le vendredi 13 octobre sur la plage de Tamarin à 20h. Il sera précédé à 19h par un concert du groupe Bwa Maron.
L’entrée pour les deux représentations est gratuite, mais sur réservation uniquement pour celle du Lycée des Mascareignes.


Les ateliers
Comme chaque année, Île Courts fera la part belle aux formations. Quatre ateliers professionnels sont prévus sur : l’écriture, la technique, le critique cinématographique et l’éducation à l’image. Cinq ateliers destinés aux jeunes sont au programme : un atelier de programmation, un atelier de réalisation, un atelier ciné-concert, un atelier de journalisme et blogging et un atelier de réalisation. Deux master classes sont également proposés : sur le cinéma et le ciné-concert.


Fim Zekler
Cette année le Festival Île Courts a lancé le concours Fim Zekler. Il s’agit de réaliser un court-métrage de dix secondes, en partant du principe qu’une année équivaut à une seconde. Tout au long du festival, Porteurs d’Images diffusera une sélection des meilleurs courts-métrages lors des projections Île Courts dans les programmes La Tête Ailleurs et Sinema Koltar.
Les six courts-métrages sélectionnés sont : A Dangerous Idea de Fabien Manuel, Bouton de Gregory Thiboudois, Fai Pat San Kler d’Alexandre Ozone, Glaçon Rapé d’Ashley Ittoo, Spiderman Pscht de Jean-Pierre Catherine et The Rider de Shezada Jinnah Ketwaroo.
À partir du mardi 10 octobre, un système de vote en ligne sera ouvert sur Facebook pour les six courts-métrages en finale concourant pour les trois premiers prix. La remise des prix se fera le samedi 14 octobre au Caudan à 19h.


Licinio Azevedo, parrain du festival
Cette dixième édition aura comme parrain le cinéaste et écrivain mozambicain Licinio Azevedo. Né au Brésil, il a commencé sa carrière en tant que journaliste en Amérique latine, et est venu au Mozambique à la recherche d’histoires post-coloniales marquantes, qu’il a plus tard compilées dans un livre. Il a travaillé en étroite collaboration avec Ruy Guerra, Godard et Jean Rouch à l’Institut national du Mozambique dans les années qui ont suivi l’indépendance du pays. Depuis 1980, il a réalisé plus de vingt films, distribués à l’international, et est le cofondateur de l’une des sociétés de production de films les plus renommées du Mozambique : Ébano Multimédia.
Les films de Licinio Azevedo sont au plus près de la réalité du Mozambique et de son évolution politique troublée. Entre fiction et documentaire, le réalisateur mêle les deux genres, toujours inspirés par la narration des événements et des personnages forts et crédibles.


Le film du parrain du festival
The Train of Salt and Sugar du parrain du festival fera partie des projections. Il s’agit d’un documentaire de 93 minutes, dont voici le synopsis : en 1989, le Mozambique est un pays ravagé par la guerre civile. Le train qui relie Nampula à Malawi est le seul espoir des plus téméraires d’échanger quelques sacs de sel contre du sucre, au péril de leur vie. Progressant lentement sur des rails sabotés, le trajet est fait d’obstacles et de violence. Mariamu, une passagère régulière, voyage avec son amie Rosa, une infirmière qui rejoint son nouvel hôpital et vit la réalité de la guerre pour la première fois; le lieutenant Taiar, qui ne connaît que celle de sa vie militaire; et Salomão, un autre soldat avec qui il ne s’entend pas. Au milieu des balles et des rires, se déroulent des histoires d’amour et de guerre, tandis que le train roule jusqu’au prochain arrêt.