Le vice-Premier ministre et ministre des Terres et du logement Showkutally Soodhun se dit en faveur de la peine capitale à Maurice. Et ce « vu le nombre de crimes atroces, sexuels, qui sont commis dans le pays ces derniers temps ».
« Je suis très bouleversé par ce qui s’est passé à Cité Anoshka où on a tué, violé et décapité une petite fille de 11 ans, nommée Helena », a déclaré le ministre des Terres et du logement au Mauricien ce matin. « Tout comme je suis bouleversé lorsqu’un père abuse de sa fille de 4 ans ou qu’on découpe une femme au grinder, ou encore lorsqu’on tue une vieille dame après l’avoir violée », a-t-il ajouté. Showkutally Soodhun dit entendre certaines personnes dire qu’il faut éduquer les gens. « Moi, je pose la question : faut-il éduquer un père pour qu’il ne viole pas et ne sodomise pas sa fille de quatre ans ?? Je suis grand-père et j’en suis très bouleversé », fait-il ressortir. Il poursuit : « On dit aussi que la prison est faite pour les hommes, mais sait-on que l’État dépense une somme de Rs 910 par jour par détenu ?? Devons-nous continuer à nourrir les criminels qui tuent d’autres personnes ?? » lance-t-il.
Le ministre Soodhun estime qu’il faut « un bon procès et un bon jugement » et « la peine capitale » pour ceux qui sont trouvés coupables de crimes atroces envers les autres. « Il n’y a pas d’autres solutions, tout comme dans le cas du trafic de drogue, il faut la peine capitale », affirme-t-il avant de rappeler qu’il était, lui, contre l’avortement et avait voté contre au Parlement, « mais la loi est passée quand même avec une majorité simple ».
« Nous pouvons faire la même chose dans les cas de meurtre qui méritent la peine capitale. Je dois faire ressortir que ce débat est “above politics and community” », a-t-il renchéri, avant de rappeler que toutes les personnes, appartenant à toutes les communautés religieuses du pays, qui ont participé à la marche contre les crimes sexuels, suivant le meurtre de la petite Helena, « ont toutes réclamé la peine de mort » pour de tels crimes. « J’en parlerais au Premier ministre, sir Anerood Jugnauth », a-t-il dit.