La Confédération des Travailleurs du Secteur Privé est toujours à attendre que le gouvernement revoie les amendements aux lois de travail et que le ministère concerné enclenche les mises à disposition pour permettre l’octroi des compensations salariales aux employés du secteur privé. Lors d’une conférence de presse tenue ce matin au siège de la Fédération des Travailleurs unis, le syndicaliste a annoncé la tenue d’une manifestation l’année prochaine.
Jane Ragoo, lors de la conférence de presse, a relevé qu’aucune disposition n’avait été prise par le gouvernement pour revoir et amender la loi du travail. Il semblerait que les projets d’amendements prévus pour mars 2016 ont encore été renvoyés au détriment des employés du secteur privé, dit-elle. « En attendant l’amendement de la loi du travail, aucune compensation salariale n’a été proposée », explique la syndicaliste, indignée par la situation. Entre-temps, bon nombre d’employés perdent leur emploi et la colère se fait ressentir petit à petit, dit-elle.
En raison de l’inflation et de la perte du pouvoir d’achat des employés du secteur privé, la CTSP a fait appel au ministère concerné afin de leur octroyer une augmentation salariale. La somme demandée était de Rs 500 et Rs 700 (pour personnes ayant moins de Rs 8 400 de salaire de base). Reeaz Chuttoo affirme que cette demande a pour but de diminuer le fossé qui se crée et qui accentue l’inégalité entre ceux qui ont et qui n’ont pas les moyens.
Par ailleurs, la CTSP a commenté le problème de Labour Brokers et réclame que les lois soient renforcées dans le pays afin d’éviter cette forme de « human trafficking » en lien avec une campagne sud-africaine, Stop Human Trafficking. Reeaz Chuttoo a cité l’exemple d’Air Mate en matière de Labour Brokers. Il craint que l’emploi de la main-d’oeuvre passe à travers une compagnie subsidiaire et mette en péril les négociations collectives qui risquent de se compliquer. Il explique qu’il sera par ailleurs compliqué de poursuivre une compagnie ne respectant aucunement les employés.
La CTSP demande au gouvernement de ne pas céder et de traiter le problème de Labour Brokers dans les lois de travail.