Dans le cadre du Meeting of Styles, un des plus grands festivals de graffitis au monde, qui s’est déroulé la semaine dernière à Copenhague, Joshila Dhaby a peint à la bombe une oeuvre représentant une jeune fille et une tortue. Elle nous parle de son périple artistique au Danemark.
“Cette année, le thème était Age of Abundance. J’ai imaginé une oeuvre représentant une jeune fille et une tortue pour expliquer que face à la mondialisation, les jeunes ont la responsabilité de préserver l’équilibre de notre environnement”, affirme l’artiste peintre à Scope. Elle a utilisé la technique du pochoir avec des bombes, sur des panneaux en bois spécialement mis en place pour Meeting of Styles. “Cela n’aurait pas été possible sans l’aide des cinquante artistes internationaux invités pour ce festival.”
Le Meeting of Styles est considéré comme l’un des plus grands festivals de graffitis au monde. Il a pour objectif de transmettre, à travers des oeuvres d’art, des messages de paix, d’amour et d’amitié et de démocratiser l’art urbain. “Nous avons créé en live sur une surface de 1,200 m². Grâce à nos bombes, nous avons pu transformer la capitale danoise en une galerie d’art géante à ciel ouvert. Elle est devenue pendant quelques jours la capitale mondiale de l’art urbain.”  
Joshila Dhaby est ravie d’avoir pu vivre cette expérience. “Ce fut une expérience enrichissante. C’était ma première participation et on m’a accueillie chaleureusement. Je garde un souvenir mémorable de ces trois jours de création en plein centre de la capitale danoise.” Elle a rencontré des talents du monde entier et a découvert de nouvelles techniques. “J’ai beaucoup appris avec les artistes internationaux que j’ai rencontrés, dont Brandon Lewis des États-Unis et Big M de Suède.”
Les souvenirs plein la tête, l’artiste autodidacte se dit prête pour une nouvelle rencontre. “Je dirai oui sans hésitation à une prochaine invitation. Mais il est compliqué financièrement pour un artiste mauricien de participer à ce genre de manifestation. Cela n’aurait pas été possible sans le soutien du groupe Currimjee.”