Après avoir été surnommée ville lumière, Curepipe est-il sur le point de devenir la ville des bookmakers ? C’est la question que se posent, avec inquiétude, les résidents d’une partie de la route Royale avec la demande d’installation d’un deuxième comptoir de bookmakers. Depuis, la résistance à la transformation de cette zone résidentielle et commerciale en royaume des parieurs s’organise. C’est par la publication discrète d’un avis légal dans la presse que certains habitants ont été mis au courant de la menace qui pèse sur leur quartier, qui se situe vis-à-vis du “petit” lycée et à quelques dizaines de mètres du collège Lorette et de quelques écoles maternelles. Il est constitué de plusieurs immeubles résidentiels où habitent plusieurs dizaines de familles et d’un petit centre commercial.

Un bookmaker est déjà installé dans un emplacement et son activité cause d’énormes embouteillages aux habitants et au public en général pendant la saison hippique. Ces embouteillages vont doubler les samedis et durer toute la semaine si la municipalité de Curepipe accepte d’octroyer un permis d’opération à un deuxième bookmaker qui en a fait la demande. Des habitants des résidences et des propriétaires de commerces du quartier se sont opposés à cette demande qui, si elle était acceptée, va augmenter les problèmes de circulation toute la semaine, car le bookmaker veut ouvrir un centre de paris sur les matches de football qui ont lieu tous les jours à travers le monde.

Pour les protestataires, non seulement les problèmes de circulation vont augmenter, mais ce nouveau centre de paris va être une tentation pour les élèves des établissements scolaires du quartier. Les protestataires ont contacté les députés et les conseillers municipaux de Curepipe qui n’ont pas voulu prendre position sur cette question.

Affaire à suivre.