Curepipe: La mairie figée dans le passé

Le site de la mairie de Curepipe semble s’être figé dans le temps. Alors que Hans Marguerite occupe le siège de premier magistrat de la ville depuis le 28 juin, pour le site de la Ville Lumière, le maire de la ville n’est autre que Sybille Lolochou. La photo et le message de cette dernière, qui elle-même avait succédé temporairement à Nathalie Gopee (PMSD), destituée de son poste en janvier dernier, figurent toujours sur la page d’accueil du site.
Autre signe que la mairie de Curepipe est résolument loin de la réalité du présent : la présentation de l’hôtel de ville. Alors que le bâtiment colonial centenaire est dans un piteux état et nécessite une rénovation de près de Rs 135 M, il est présenté comme étant « une des structures de l’époque les mieux préservées » du pays. « Overlooking in a small in the center of Curepipe, the Hôtel de Ville is one of Mauritius’ est surviving structures front its colonial erra ( ) The Hotel de Ville stands as one of the nicest monument of Curepipe and clearly dépits a vivid of the past and present », peut-on lire sur la page officielle de la mairie de Curepipe ! Fermée au public en attendant sa rénovation, l’hôtel de ville qui n’est autre que la Malmaison est loin, bien loin même d’être un fier exemple de préservation du patrimoine mauricien !

Un animateur invite à la lapidation  des leaders politiques
C’est un propos ahurissant. Un animateur de radio privée émettait vendredi matin une opinion sur la problématique Sangeet Fowdar au sein de ce qui reste de Lalians Lepep. L’analyse valait ce qu’elle valait, jusqu’à ce qu’il dise qu’on aurait tort de s’en prendre au député du ML du N°6 mais qu’en fait, « il faut lapider les leaders politiques » qui sont responsables de cette situation. C’est la même radio qui, pendant toute une semaine, s’est battue contre la violence en milieu scolaire. C’est probablement ce genre d’arguments qui pousse certains observateurs comme Ivan Martial à dire que les radios privées « c’est de la merde ! »

Loyers : ils sont remontés 
Les commerçants ne décolèrent pas contre le CEO de Business Mauritius, Raj Makoond,  qui s’est invité au débat sur la libéralisation du loyer commercial en se prononçant contre l’extension du moratoire prévu sous la Landlord and Tenants Act en observant que les “commerçants veulent le beurre et l’argent du beurre.” De quoi se mêle-t-il, se sont demandé en chœur les locataires d’emplacements commerciaux qui craignent une flambée des loyers qui les pousserait à cesser leurs activités déjà fragilisées.

Pomme d’amour cherche sauce pour s’y fondre
Cette pomme d’amour qui cherche une sauce pour s’y fondre n’est autre que Sangeet Fowdar. Pendant longtemps membre du MMM jusqu’à être nommé ministre entre 2000 et 2005, période dont on le dit très nostalgique, il est passé au ML lorsque les places étaient devenues chères sur la liste PTr/MMM de décembre 2014. C’est alors qu’il a été voir du côté du Muvman Liberater d’Ivan Collendavelloo et qu’il a été élu sous la bannière de Lepep. Mécontent de ne pas avoir été retenu pour un marocain, il n’a cessé de se faire critique de certaines politiques gouvernementales comme lors des inondations dans sa circonscription du no. 6, sur l’affaire Sobrinho ou sur le dossier Betamax et même sur les emplois dans les organismes publics que se partagent certains ministres.
C’est ainsi qu’il s’est retrouvé à la fête de fin d’année du PMSD le 19 décembre 2016, à la veille de la décision de ce parti de quitter le navire gouvernemental. Las d’attendre un geste de Xavier Duval qui préfère s’entourer des Kushal Lobine, Maraye et autres Assad Peeroo, Sangeet Fowdar, qui n’a aucune chance de retouver un ticket retour chez les mauves, lorgne cette fois du côté des rouges. Il s’est ainsi montré très cordial avec Anil Baichoo et Diraj Khamajeet, l’homme aux listes bloquées pour la PSC lors des célébrations de la fête Ganesh Chatturti le 26 août dernier. On ne sait pas s’il aura son passeport pour le PTr alors que le leader de ce parti avait contesté sa candidature au motif qu’il n’avait pas séjourné au pays dans les six mois ayant précédé le scrutin du 11 septembre de cette année-là.

Compensation: et nous?
“Si, cédant à des pressions, l’État consent à dédommager des squatters qui occupent illégalement des logements construits sur le tracé du Metro Express en contravention de la loi, alors pourquoi pas nous?” Cest la réflexion qui fait son chemin parmi d’anciens résidents du quartier de Saint-François à Port-Louis. Ces derniers, qui se disent victimes collatérales de l’accession du pays à l’indépendance un peu à la manière des Chagossiens, furent contraints, dans le temps, de quitter de force leur quartier, abandonnant derrière eux leurs logements chèrement acquis.
Ayant, depuis, migré pour la plupart vers les Basses Plaines-Wilhems, ces déplacés affirment avoir rencontré toutes les peines du monde pour repartir de zéro. Ils disent espérer que, quand ils formuleront leur demande de compensation à l’État, les hommes politiques qui ont été si prompts à témoigner de leur solidarité envers les squatters, à l’instar des Navin Ramgoolam, Xavier Duval, Rajesh Bhagwan, Patrick Assirvaden, Guito Lepoigneur, Franco Quirin et autres, feront preuve de la même sollicitude en leur faveur.

Drôle de «game of thrones» à BB/RH
Tels des trônes, ces cuvettes de toilettes cassées ou en mauvais état sont régulièrement jetées sur un terrain vague à la rue Mère Teresa à Roches Brunes. C’est ce que les riverains appellent la drôle de “game of thrones”. Et comme pour cacher cette horreur, la municipalité de Beau-Bassin/Rose-Hill ne fait aucun effort pour éclairer convenablement le premier point de lumière qui se trouve juste à côté du réceptacle de trônes abandonnés angle des rues Ratsitatane et Mère Teresa, les ampoules utilisées, achetées on ne sait où brûlant à la première occasion. Où est passée la gestion militante des années lumière de l’administration des villes-sœurs ? C’est la triste question que se posent des habitants frustrés.