Olivier Lecourt a remporté le Tour de Maurice, prouvant ainsi qu’il est bien l’un des meilleurs jeunes coureurs

Les cyclistes mauriciens ont fait parler d’eux la saison précédente. Entre les médailles africaines, la première participation mauricienne à une épreuve de l’Africa Tour, ou encore les victoires de Christopher Lagane et Olivier Lecourt aux Tours de La Réunion et de Maurice respectivement, la fête a été belle pour le cyclisme mauricien. Une fête que les locaux voudront prolonger cette année.

Il y a d’abord eu cet accord signé avec la MCB, qui a conféré à la sélection nationale le statut d’équipe continentale. Alors que la sélection se retrouvait souvent à mendier pour un déplacement aussi court qu’au Tour de La Réunion, ce partenariat — scellé par un changement de nom, la sélection devenant ainsi la Team Maurice-MCB — voit l’élite du cyclisme mauricien se transformer en globe-trotter du vélo, avec des premiers stages en France.

Ce qui leur réussit bien, puisque Christopher Lagane remporte, avec un certain panache, le Tour de La Réunion. Dans la foulée, Olivier Lecourt inscrit son nom dans l’histoire du cyclisme en devenant le quatrième coureur mauricien à enlever le Tour de Maurice. Un peu plus tôt dans l’année, Aurélie Halbwachs remontait en deux occasions sur le toit de l’Afrique, remportant à Louxor en Égypte le contre-la-montre individuel et la course en ligne. La cycliste a d’ailleurs été désignée sportive de l’année de la rédaction sportive du Mauricien pour ce double exploit.

Christopher Lagane a succédé à Patrick Piat au palmarès des Mauriciens ayant gagné
le Tour de La Réunion

Que peut-on dire du VTT ? Cinq ans après les championnats d’Afrique (2012), Maurice redevenait, le temps d’un week-end, le centre névralgique du continent. Avec la manière en plus, puisque la sélection, toujours sous la bannière de la Team Maurice-MCB, s’offrait une médaille d’or et deux d’argent parmi les plus notables.

Il faut aussi souligner la nouvelle impulsion donnée à la formation. La création d’écoles de cyclisme — au moins cinq — a culminé avec la nomination de José Achille, dont la démission a été actée par la FMC, à la tête des structures visant à former les jeunes cyclistes.

2018 s’annonce donc comme l’année de la confirmation pour le cyclisme mauricien. Comme le dit Lawrence Wong dans le mini-entretien ci-contre,« ce serait regrettable que les structures mises en place ne survivent pas. » Il a raison…

Les tops

Les jeunes prennent le pouvoir

Les jeunes commencent à montrer le bout du nez. C’est du moins l’impression qui se dégage. Avec Christopher et Grégory Lagane, Olivier Lecourt, Alexandre Mayer et Fidzerald Rabaye, c’est toute la nouvelle génération qui a trouvé ses porte-drapeaux sur les routes mauriciennes et étrangères. À un peu plus d’un an des JIOI, les choses sont bien enclenchées.

Le frottement international

Depuis le temps que les coureurs se plaignent du manque de compétitions à Maurice, les voilà servis. Habitués à courir au sein de pelotons restreints, les voilà confrontés, en une saison, à ce qui se fait de mieux en Afrique. Le Tour du Rwanda en a été la preuve. La Coupe des Nations, dans un peu moins de deux semaines au Cameroun, en sera une autre.

Le flop : José Achille claque la porte 

José Achille occupe d’autres
fonctions désormais

C’était la goutte de trop. Après avoir servi pendant plus de 20 ans, José Achille a quitté son poste. La raison : une série de reproches à son encontre, lui laissant un goût amer. Mais il est désormais converti en responsable des écoles de cyclisme. Et ce n’est pas plus mal.