Rien ne va plus au sein de la Fédération mauricienne de cyclisme (FMC). Après avoir enregistré le départ de quatre membres, voilà qu’un cinquième prend la porte de sortie. Et pas des moindres, puisqu’il s’agit de Dominique Froget, assistant-secrétaire de la FMC, qui a soumis sa lettre durant la semaine écoulée.
Un coup dur pour la Fédération, qui voit une cinquième personne s’éloigner du centre de gravité. Une situation qui ne plaît pas à Hervé Flore, président de l’instance, mais qu’il accepte avec un fatalisme certain. « Dominique Froget a pris sa décision. Nous devons la respecter », déclare-t-il.
D’ailleurs, il a essayé de convaincre la démissionnaire de revenir sur sa décision, mais elle l’a maintenue. « Elle a tenu sa ligne et nous respectons cet état de choses. »
Si Hervé Flore accepte la démission, il doit cependant composer avec une direction réduite, avec seulement six membres restants. Cependant, il existe un cas de figure qui fait tiquer. En théorie, le comité directeur doit être dissous. Mais Hervé Flore ne voit pas les choses sous cet angle. Ce dernier se base sur les provisions du Sports Act pour dire que le comité directeur est toujours valide. « Il y a une provision qui stipule que le comité directeur peut remplacer les membres démissionnaires », argue-t-il.
Cependant, le président ne veut pas se tromper dans ses calculs. Il veut, avant d’entamer une quelconque démarche, demander conseil. « Il faut voir le cadre légal ou encore consulter un avocat avant de décider de la marche à suivre. »
Or, une autre école de pensée avance que le comité est désormais caduc, et que de nouvelles élections doivent être programmées au plus vite. « Il y va de la stabilité du cyclisme local. Ce n’est un secret pour personne que le comité directeur ne fait pas l’unanimité », souligne un interlocuteur, qui a requis l’anonymat.
Mais élections anticipées ou pas, le comité directeur a longtemps été la proie de conflits internes entre ses composantes, forçant la FMC à coopter d’autres membres à la suite d’une série de démissions.
La première lettre est arrivée dès 2013, avec celle d’André Le Blanc. S’en est suivie celle de Jean-Philippe Lagane, qui est parti après avoir envoyé une correspondance parlant de « l’amateurisme à son paroxysme », suite aux championnats nationaux de contre-la-montre individuel.
Le troisième départ est celui de Lawrence Wong, ancien vice-président et considéré comme celui qui aurait succédé à Hervé Flore à la tête de la FMC. Un contentieux, portant sur la présence d’une cycliste en sélection, l’a poussé vers la sortie.
La quatrième démission est venue de Patrick Cugnet, alors trésorier de la Fédération. Il s’est éloigné de la FMC pour des raisons personnelles et professionnelles. La démission de Dominique Froget vient donc jeter un pavé dans la mare de la FMC, déjà affaiblie par les précédents départs.
À un peu plus de quatre mois des Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI), du 1er au 9 août à La Réunion, le cyclisme mauricien n’a pas besoin de ces dissensions…