DANSE : Océane sur la vague du burlesque

Océane. Un personnage qu’on ne présente plus dans le milieu du spectacle et de la vie nocturne. Son monde : la nuit, la danse, le strass et les paillettes, sans oublier le burlesque. Un style sexy que les cabarets de Broadway ont popularisé et qu’Océane a adopté.
De la danse Bollywood au cabaret, Océane a parcouru un bout de chemin depuis ses débuts comme danseuse. Dix-huit ans de pas cadencés qui ont vu évoluer son style. Le vendredi 5 juillet, elle sera sur scène à l’Amnezia Club d’Ebène pour un show étourdissant au rythme du burlesque. Elle frappe fort avec cette nouveauté.

Burlesque.
À l’origine, le burlesque, version américaine, se caractérise par une gestuelle sensuelle et comique sur des morceaux interprétés par des danseuses en play-back. Ce style extravagant des années 60 et 70 a été mis à l’honneur, entre autres par Marilyn Monroe. De nos jours, celle qui incarne le mieux cet art s’appelle Dita Von Teese. “Moi, je me suis inspirée de Burlesque, le film de 2010 de Steve Antin, avec en tête d’affiche Christina Aguilera et Cher”, souligne Océane.
Danses et acrobaties. Océane en a gardé en réserve pour séduire son public, en s’appuyant sur des extraits de la bande originale du long métrage, comme Welcome To Burlesque ou Show Me How You Burlesque. “Sans vouloir tomber dans le vulgaire, j’ai voulu innover, tout en respectant la base du burlesque : mimiques, costumes et maquillage sexy et à paillettes.”
Derrière chaque chorégraphie, un énorme travail en coulisses. Tous les détails comptent. “C’est un gros investissement. Le burlesque, c’est avant tout la beauté des costumes. Bustiers, bas résille, mitaines, plumes, faux cils… Tous les accessoires séduisent.”

Cabaret.
Le cabaret est pour elle un art qui lui permet de se sentir bien dans sa tête et dans sa peau. “J’adore la scène. C’est un moyen pour moi de tout oublier. Le stress, la fatigue, la peur… Lorsque je suis en représentation, plus rien d’autre n’existe que la volonté de satisfaire le public et de lui donner des frissons”, souligne Océane, des étincelles plein les yeux.
Elle dirige aujourd’hui sa propre troupe de danseurs. “Le jour de l’événement, la Crystal Dance Group de Vanessa Ittoo sera également de la partie. Nous serons au moins quinze danseurs sur scène.” Deux troupes de cabaret, prêtes à développer leur énergie positive et à s’exprimer comme les grands d’antan.
“J’aime vraiment me produire dans ce style de spectacle. C’est mon monde à moi. Les danseurs mauriciens ont du talent, mais certains manquent d’assurance, car les tenues sont parfois choquantes, relevant même du tabou. Mais je dois reconnaître que les mentalités ont changé. Je tire mon chapeau à la société pour cette évolution. Mon objectif est également d’encourager les danseurs, car je vis moi-même pour la danse.”

Critiques.
L’histoire d’Océane commence au Palladium, boîte de nuit très branchée à l’époque où les Spice Girls ou Whitney Houston tenaient le haut de l’affiche musicale. “Je dansais devant les clubbers et j’étais fière. Je n’avais absolument pas le trac. Je voulais tout simplement partager ma joie de vivre. C’est devenu mon métier.”
Cela fait presque un an qu’Océane s’est absentée des podiums du nightlife. “Pour mon grand retour, je suis sûre de moi. J’ai gagné en assurance et je suis prête à tout donner.”
Consciente de son image, qui peut choquer les âmes sensibles, elle résume les critiques en trois mots : just too bad ! Son but premier est de faire rêver les gens avec la magie de ses pas à la sauce Broadway. “L’important pour moi est d’être soutenue par mes parents et ma sœur. Et surtout, j’ai en moi cet amour pour la danse qui me fait avancer.”
Simple et confiante de nature, elle s’assume et s’aime dans son identité de femme. “Je persiste à dire qu’il faut respecter les gens, peu importe leur orientation sexuelle. Et je suis contente de dire qu’il y a maintenant un changement dans l’attitude des gens face aux homosexuels, transsexuels, bisexuels et autres.”