Le Central CID suit de près l’enquête qu’a ouverte la police de Rose-Belle suite au décès d’Adarshee Babooram, 13 ans, mardi 26 juin. Si le rapport d’autopsie a conclu que le décès de cette adolescente relève d’un œdème cérébral aigu, les parents évoquent la possibilité qu’elle a été victime d’un acte malveillant, d’autant plus que lors de son admission à l’hôpital Nehru de Rose-Belle la semaine dernière, le personnel soignant avait fait état d’une « overdose of drugs » et avait dû procéder à un lavage d’estomac.

Les plaignants soupçonnent qu’un proche a donné une substance inconnue à leur fille dans un jus alors qu’elle était souffrante. Les enquêteurs sont dans l’attente des résultats des examens toxicologiques pour décider de l’orientation de cette enquête. Les hommes de l’ACP Devanand Reekoye se tiennent prêts à prendre le dossier en main si jamais les forts soupçons d’un acte malveillant se précisent.

D’ailleurs, le père d’Adarshee Babooram s’était rendu aux Casernes centrales durant la semaine où les limiers lui ont conseillé de se rendre au poste de police de Rose-Belle dans l’immédiat. Dans leur version des faits, les parents avancent qu’ils sont divorcés et que ces dernières semaines, la victime vivait avec sa mère. Cette dernière est restée chez un proche à Petite-Rivière peu avant le décès de sa fille.

Dans sa version des faits, elle a déclaré que c’est vers la mi-juin que sa fille ne s’est pas sentie en forme. « Elle était faible et ne s’alimentait pas correctement », avance la plaignante. Durant son absence, elle soupçonne qu’un de ses proches a donné un jus contenant une substance inconnue, et un médicament, à l’adolescente. L’état de la jeune fille s’est détérioré et elle a été admise à l’hôpital du Nord le 14 juin.

Quelques jours plus tard, Adarshee Babooram a obtenu sa décharge, mais elle a de nouveau été placée sous observation à la suite des crises (fits). La maman a déclaré qu’elle ignore comment sa fille a changé tout d’un coup et n’écarte pas la possibilité qu’un membre de sa famille a pu donner de la drogue à la victime sans qu’elle le sache. L’adolescente est retournée à l »hôpital lundi après un passage à l’hôpital psychiatrique de Brown Séquard.

Pour mieux la surveiller, son père l’avait fait transférer à l’hôpital Nehru où elle était placée à l’Intensive Care Unit. Mais, elle a rendu l’âme mercredi. Le même jour, ses parents ont consigné deux dépositions, l’une à Pamplemousses et l’autre à Rose-Belle.

Les funérailles d’Adarshee Babooram ont eu lieu le lendemain. Pour le moment, la police n’a pas encore convoqué le proche de la victime sur qui les parents portent des soupçons. Les enquêteurs préfèrent attendre les conclusions des différents rapports médicaux avant de décider de la marche à suivre.