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Un père de famille à Agaléga a des soupçons quant aux causes du décès de son fils survenu le 27 mars dernier. Après l’enterrement, certaines personnes lui auraient dit, affirme-t-il, qu’ils connaîtraient des choses à ce sujet.

Cette affaire, peu ordinaire dans l’île, est le sujet principal des conversations chez les habitants. Dans une lettre adressée au Commissaire de police (CP), ce père demande de l’aide pour faire la lumière sur le décès de son fils et réclame aussi une autopsie.

Dans sa lettre au Commissaire de police envoyée lundi dernier, ce père de famille explique les raisons pour lesquelles il pense que son fils « ne serait pas mort de cause naturelle ». Il fait état des difficultés qu’il a rencontrées dans sa démarche pour consigner une déposition à la police le 31 mars et qu’il aurait essuyé plusieurs refus avant que les policiers acceptent finalement de prendre sa déclaration. Cet habitant dit au CP qu’il « n’y a aucun autre organisme dans l’île auprès duquel je pourrai déposer une plainte concernant le décès de mon fils », d’où sa décision de s’adresser à lui directement pour l’aider « à trouver la vérité ».

Cette affaire suscite de l’intérêt parmi les habitants et, selon certaines personnes, le défunt se trouvait sur un sofa sous la véranda d’un habitant lorsqu’on a constaté son décès vers 6h le 27 mars. « Se apre lanterman ki so fami finn konstate ki ena kiksoz ki pa korek e sertin dimounn finn koumans koze », racontent des habitants, qui soutiennent le père de famille en quête de « vérité » sur le décès de son fils.

Par ailleurs, les habitants sont toujours dans l’attente du début des travaux de construction d’une nouvelle piste d’atterrissage et d’une nouvelle jetée. Ces deux projets de développement seront financés et réalisés par le gouvernement indien. « On a posé les questions encore une fois sur ces projets aux officiers de l’OIDC et d’autres organismes qui étaient en visite dans l’île le mois dernier. On nous a dit que les travaux pourraient démarrer au mois de juin ou juillet », disent quelques habitants.