À partir du mois prochain, l’usine Sonia Wear se concentrera sur ses activités basées à Madagascar. La dernière unité de production à Phoenix sera opérationnelle jusqu’à la fin du mois. Les employés ont déjà été avisés de cette fermeture.
Ce changement dans les opérations de Sonia Wear était prévisible dans la mesure où les différentes branches ont fermé petit à petit. Seule l’usine principale, située à Phoenix, était encore en opération. Même là, graduellement, les employés dans certains secteurs ont reçu leurs feuilles de route. Idem pour les travailleurs étrangers depuis l’ouverture d’une branche à Madagascar. Le dernier groupe d’employés concernés par la présente fermeture — environ une trentaine — est surtout composé de ceux ayant fait de longues années au sein de la compagnie. Certains comptent une vingtaine d’années de service. Ils ont été avisés de cette décision au début du mois. « La direction nous a fait comprendre que l’usine est en difficulté. Mais ce que nous ne comprenons pas, c’est comment elle trouve de l’argent pour opérer celle à Madagascar ? » lance un employé.
La majorité des opérations seront ainsi basées à Sonia Mada. Selon notre source, il semblerait que seules les unités de “sampling” et de “packing” continueront à fonctionner à partir du mois prochain. « Mais pour combien de temps ? Personne ne sait, car depuis l’année dernière les unités ferment petit à petit, évitant ainsi des licenciements en masse. »
Nous avons essayé à plusieurs reprises d’avoir la version officielle de Sonia Wear concernant ce changement dans les opérations. La seule explication d’une préposée a été qu’« il ne s’agit pas d’une fermeture, mais d’une délocalisation à Madagascar ». Nous avons toutefois attendu en vain plus de détails d’un responsable de l’usine, particulièrement en ce qui concerne le sort des travailleurs. Selon notre source, la direction a promis de payer les indemnités relatives aux années de travail. « Mais, quand votre salaire de base est déjà bas, il ne faut pas s’attendre à grand-chose », avance pour sa part un dirigeant syndical.