A l’annonce de la décision du Pape Benoît XVI de démissionner de sa charge, nous avons été à la fois surpris et touchés. Surpris parce que malgré son grand âge, Benoît XVI témoigne encore d’une profondeur spirituelle et d’une vigueur intellectuelle qui faisaient de lui un grand enseignant dont les messages sont pertinents pour le monde d’aujourd’hui.
Mais en même temps, nous sommes touchés par l’humilité et le courage du pape qui reconnaît que ses forces physiques ne lui permettent plus d’exercer son ministère.
Bien que rarement appliqué, le cas d’une démission du pape est prévu dans la législation de l’Eglise. Benoît XVI se retire paisiblement après avoir été un grand serviteur de l’Eglise comme théologien, comme collaborateur de Jean-Paul II pendant vingt-cinq ans et comme un pape qui aura marqué malgré son pontificat de courte durée.
Commentaires
Quand j’ai entendu que le Pape avait démissionné après seulement 8 ans j’étais choqué car je n’ai jamais connu un Pape de le faire dans ma vie – en fait il n’y a personne vivant qui a connu ce situation car cela fait 600ans depuis le dernier Pape qui a démissionné (Gregory XII). Je ne sais pas ce que je ressens sur cette situation ; d’un côté je trouve que le Pape a fait le bon choix s’il ne peut plus continuer avec ses responsabilités. D’un autre côté le Pape est symbolique et la tradition veut qu’il retient la poste jusqu’à la mort car, après tout, c’est le chef de l’église Catholique, et il est considéré comme le successeur de Saint Pierre et la voix de Dieu sur terre. Est-ce que c’est vraiment un travail qu’on peut quitter ? Peut-être que le problème est que la plupart des candidats sont déjà vieux quand un Pape est élu alors ils ne pourraient pas être en mesure d’investir beaucoup de temps et d’énergie.
Au moins quelque chose de bon peut venir de la démission ; il est possible qu’on aura notre premier pape africain car parmi les favoris il y a deux africains – ce qui est très excitant !
Cette démission est vraiment triste et désarmante ; elle vient, hélas, à un moment inopportun. Nous connaissons le Pape Benoît XVI pour sa position en faveur du mariage et de la famille ; aussi, son souci et son courage dans la recherche de la vérité, n’hésitant pas à corriger les erreurs du passé dans ses livres. N’avait-il pas demandé, l’année dernière, à voir la copie manuscrite d’un évangile en possession du gouvernement turc ? Sa présence et son autorité se feront cruellement sentir à un moment où on adopte la loi en faveur du mariage entre les mêmes sexes en Europe. Une perte, à mon avis, non seulement pour les catholiques, mais aussi pour l’Islam, dans leur combat commun contre les forces du mal.