Alan Ganoo a soumis sa démission comme président du Public Accounts Committee (PAC) à la mi-journée. « Après avoir démissionné du MMM, il coule de source que je ne peux pas rester comme président du PAC », a-t-il déclaré. Au niveau du MMM, plusieurs nominations sont à prévoir après les récentes démissions.
Selon les Standing Orders de l’Assemblée nationale, c’est le Speaker qui procède à la nomination du président du PAC, mais les conventions veulent que le leader de l’opposition propose le nom d’un parlementaire. « C’est ainsi que mon nom avait été proposé par Paul Bérenger. Dans le respect de l’éthique, des institutions et conventions qui règlent la démocratie parlementaire, j’ai décidé de soumettre ma démission », a-t-il dit, affirmant « n’avoir aucune leçon de dignité ou de décence à recevoir de personne ». Il poursuit : « Je souhaite bonne chance à mon successeur. J’ai engagé un travail de réforme du fonctionnement du PAC. Tous les documents sont là. Le PAC est une institution très importante dans le cadre de la démocratie parlementaire. Il exerce un contrôle sur l’exécutif et est un chien de garde pour les finances de l’État. »
Lors d’une conférence de presse après la réunion spéciale du bureau politique (BP) du MMM hier après-midi, Paul Bérenger avait demandé la démission d’Alan Ganoo de ses fonctions à la présidence du PAC. « Alan Ganoo a été nommé par la Speaker à la présidence du PAC après consultations avec le leader de l’opposition. Maintenant qu’il a quitté le MMM, j’espère qu’il soumettra sa démission comme président du comité afin de ne pas embarrasser la Speaker », avait déclaré Paul Bérenger. Commentant le départ d’Alan Ganoo du MMM, Paul Bérenger a dit avoir accueilli cette démission avec tristesse. « Cependant, depuis que j’ai constaté qu’il a donné une conférence de presse aux côtés de Joe Lesjongard, Jean-Claude Barbier et Raffick Soreefan, et qu’il courtise le ML, j’avoue que ma tristesse s’est bien atténuée », a-t-il ajouté.
Au niveau des nouveaux « seating arrangements » au Parlement suite aux récentes démissions, Reza Uteem, leader adjoint du MMM, bougera d’un siège. Veda Baloomoody devient le No 3 de l’opposition alors que Rajesh Bhagwan sera le No 4 sur le Front Bench. Le BP du MMM sera bientôt appelé à effectuer de nouvelles nominations en remplacement de ceux qui ont démissionné. Par ailleurs, en raison de l’indisponibilité des salles, dont l’auditorium Octave Wiehe, l’idée d’organiser une assemblée de délégués le 1er mai pourrait être remise en cause afin de revenir au projet initial de journée de réflexion sur l’avenir du parti.