DEMOCRACY WATCH MAURITIUS : Justice pour tous dans un État de droit

Texte : « J’ai réalisé que mes recherches ne servaient à rien, si je ne les partageais pas, avec les autres » ; « Ce jugement (d’acquittement) était important pour moi et pour l’île Maurice tout entière » (Catherine Boudet, Le Défi, 31.8.13) ; « C’était totalement irréel de se trouver arrêtée, emprisonnée en cellule policière, sous une charge, pour laquelle on risque un an de prison. Tout cela parce qu’on a dénoncé des malversations ». (Catherine Boudet, Week-End, 1.9.13)
Commentaire : Tant de citoyens mauriciens émigrés en Europe, Australie, Canada et ailleurs, ont su compter sur l’équité de leur système judiciaire, quand ils ont eu affaire en Cour de Justice.
Ici, nous avons malheureusement bon nombre d’étrangers, parfois des femmes à la fleur de l’âge, dans nos prisons, purgeant des peines pour le non-respect de l’interdit d’importation de drogues, à Maurice. Beaucoup ont exprimé des regrets mais personne ne contestait l’impartialité du système judiciaire mauricien. Le cas de Mlle Boudet, poursuivie, suite à une dénonciation d’irrégularité, qu’elle avait, en tant que journaliste, constaté, fit couler beaucoup d’encre, à Maurice, comme à l’étranger, mais, en fin de compte, la Justice mauricienne triomphe et son acquittement est prononcé.
Un excellent point pour notre système judiciaire. Mais qui pose, quand même, bien des questions, exigeant des réponses convaincantes : si une dénonciation de malversation, faite de bonne foi, se retourne contre le dénonciateur, mauricien ou étranger, cela risque de décourager l’action citoyenne, entre autres de dénonciation, qui fait partie intégrante de la Démocratie en action, en marche, en fonctionnement.
Examinons aussi nos réactions (tant légales que sociales et humaines) envers les travailleurs étrangers qui, à notre invitation (ils sont finalement recrutés par nos industriels), débarquent chez nous, suivant en cela l’exemple du demi-million de travailleurs agricoles indiens engagés, entre 1834 et 1924) au service de l’industrie sucrière mauricienne, nos … ancêtres. Les garantir les mêmes droits humains que nos compatriotes, sur toute question de liberté individuelle, de droits des conditions de travail et d’hébergement adéquat, devient une obligation pas seulement morale mais aussi légale, sinon constitutionnelle. En aucun cas, nous avons le droit moral et légal de les considérer comme des ouvriers jetables (comme le dénonce si justement Raj Meetarbhan, dans l’éditorial de L’Express du 8.9.13)
Commentaire : Catherine Boudet, journaliste réunionnaise, travaillant chez nous, fait une déclaration à la police, le 12 avril 2011, sur certaines malversations alléguées d’un ressortissant français, Stéphane Sinclair. Ce dernier effectuerait des recherches, à l’Aapravasi Ghat. Il aurait, selon Mlle Boudet, falsifié son Curriculum Vitae et prétendu travailler au Bureau du Premier ministre, pour avoir accès à certaines archives de l’État mauricien.
Notre Police écoute les explications de M. Sinclair, le laisse quitter le pays, mais décide d’arrêter Mlle Boudet. Notre Police la poursuit pour dénonciations fausses et malveillantes. Son calvaire dure deux ans et demi car cette affaire traînera, en Cour de Justice, en raison de nombreux renvois, à la requête du Parquet, sinon du bureau du DPP. Finalement, le verdict est tombé la semaine dernière. Dans un jugement très sévère, la magistrate se déclare nullement convaincue des arguments de la Poursuite ni de la culpabilité de Mlle Catherine Boudet et ordonne que la charge retenue elle contre soit rayée.
Notre système de Justice fonctionne donc malgré ses imperfections. Des questions se posent, toutefois, sur ces imperfections, malheureusement trop fréquentes. Où est le professionnalisme de notre Police, dans cette affaire ? Pourquoi notre Police n’a-t-elle pas approfondi son enquête, auprès de M. Sinclair ? Cela lui aurait permis de ne pas bâcler son enquête et causer autant de préjudice à une personne qui cherchait aussi à protéger les intérêts de notre pays Maurice.
Que dire du bureau du DPP ? Si une enquête n’est pas bien ficelée, au niveau de notre Police, n’est il pas du devoir du DPP, de lui retourner le dossier, en exigeant une rigueur plus grande, dans ses enquêtes policières, avant de décider s’il y a matière à poursuivre et si la charge peut être soutenue en Cour de Justice ?
Dans ce cas, on note que le bureau du DDP a demandé plusieurs renvois. Pourquoi le Tribunal a-t-il accédé aussi facilement à autant de renvois ? Notre Police, le DPP et nos Cours de Justice sont des maillons importants de notre système judiciaire, comme de notre Démocratie car notre Police, comme nos Tribunaux, agissent au nom du Peuple mauricien et seulement à ce titre. Nous devenons donc et bien malgré nous leurs complices en cas de maldonne. Fort heureusement, pour nous, il y a encore des juges et des magistrats à Maurice.
En conclusion : « Democracy Watch » souhaite que l’affaire Boudet ne soit pas traitée comme un simple fait divers. Il y a des leçons à tirer pour tout le monde, si on veut que notre pays améliore son statut d’État de Droit. On ne peut rester indifférent devant la manière de faire des autorités dans cette affaire. « Democracy Watch » souhaite et espère que Mlle Boudet ne s’en tiendra pas là mais qu’elle osera poursuivre son Combat, en réclamant à l’État mauricien, autrement dit à nous, contribuables, les dommages et intérêts auxquels elle pourrait avoir droit, en raison du préjudice subi par elle, pour le simple fait d’avoir eu le courage nécessaire de dénoncer quelque chose, lui apparaissant préjudiciable pour un pays qui n’est pas le sien mais qui le devient, malgré l’intolérable coût que nous lui faisons subir. « Democracy Watch » espère, enfin, qu’il s’en trouvera un député pour demander à notre Gouvernement ce qu’il pense de cette affaire et s’il compte indemniser Mlle Catherine Boudet pour le tort que nous avons pu lui infliger.


Commentaires

Il aurait, selon Mlle Boudet, falsifié son Curriculum Vitae et prétendu travailler au Bureau du Premier ministre, pour avoir accès à certaines archives de l’État mauricien.
Alors la vrai question qu'il faut se questionné est: Du moment qu'on nomme le nom du premier ministre, la police n'est plus capable de faire son travail , est la réponse est simple, parcque probablement il y du vrai dans cette affaire avec le prenmier minstre (Navin pé vend bien public avec so banne copain et copines) alors qui ne nous dit pas il est possible que NR est impliqué dans cette affaire. Donc li bien simple, la police ine gagne l'ordre pour détourne l'enquête la et faire innocent vine coupable. Sa c'est l'île Maurice un plaisir.

Arret guette figire
DWM fine decouvert l'Amerique lor map. pas premier fois ki ene dimoune arreter injustement par la police et poursuive li en cour et ki finalement zaffaire rayer. Ena des milliers cas comme sa tous les années MAIS jamais pas tanne DMW defanne sa banne victime la.
KI FAIRE dans sa cas la DMW pe meme dire « Democracy Watch » espère, enfin, qu’il s’en trouvera un député pour demander à notre Gouvernement ce qu’il pense de cette affaire et s’il compte indemniser Mlle Catherine Boudet pour le tort que nous avons pu lui infliger.
Pou banne victime MAURICIEN Eski pas necessaire DEDOMAGE zote ?
MO CONCLUSION : KAN ETRANGER bizin DEDOMAGE ZOTTE et KAN MAURICIEN PAS CASSE LA TETE...
ESKI DMW ena COMPLEXE D'INFERIORITE devant BANNE ETRANGERS ?

We have seems in the past that "suspected" drug dealer( Subutex )allowed leave the country. the reason is simple, he knows too much on many in high positions.

To correct a mistake in my previous comment. It was not the one who was allowed to leave the country who gave the declaration to the Police but the accused who was acquitted. The facts as stated in my previous comment are the same except for the parties.

You know what ! your article has hit the nail on the head. You have succeeded not only in killing two birds with one stone, but you have castigated the bodies responsible for bringing this case to the court. Now, it remains for the unfortunate blameless foreigner to ask for her pound of flesh, but the irony is that we ,the poor impotent taxpayers ,have to foot the bill should she decide to go ahead. What I found perplexed was that the prosecution decided to prosecute her but the one who made the complaint was allowed to leave the country despite the fact that he made a false and malicious denunciation in writing against her.