DÉPÉNALISATION DU GANDIA : J’étais contre, me mo lespri inn koumans ouver, a déclaré Alan Ganoo

Le Mouvement Patriotique a remis la question de la dépénalisation du gandia sur le tapis avec le thème “Gandia, eski nou Bizin enn nouvo regar?” Le sujet a toute son importance dans le contexte social actuel, a déclaré Alan Ganoo, président du MP, lors de l’ouverture du débat organisé hier. Le MP, a-t-il expliqué, est inquiet par la situation de la drogue, dont la consommation des produits synthétiques, d’où la pertinence d’un débat du genre. “Nous croyons que nous devons avoir un débat honnête sur la dépénalisation du gandia. Ceci ne veut pas dire que nous sommes en faveur de la dépénalisation. Mais nous avons voulu organiser une plate-forme pour permettre des échanges d’opinions sur ce sujet”, a-t-il commenté. Il relève le “courage” de son parti “pour venir de l’avant avec un tel débat.” Et de poursuivre en disant que la consommation du cannabis ainsi que le débat sur sa dépénalisation sont encore tabous. Toutefois, selon Alan Ganoo, la démarche du MP est soutenue par “le leader d’un autre parti représenté au Parlement.”
Reconnaissant avoir été farouchement contre la dépénalisation du gandia, Alan Ganoo se dit aujourd’hui disposé à venir de l’avant avec un débat, d’autant que les vertus médicaux et pharmaceutiques du cannabis font de plus en plus l’objet de discussions. “J’étais contre la dépénalisation (…) mo lespri inn koumans ouver”, a dit le président du MP.
S’agissant de l’aspect médical, le Dr Vinod Ramkoosalsing (psychiatre qui a travaillé à l’hôpital Brown-Sequard et qui est à l’origine du programme de substitution à la méthadone) a, de son côté, marqué les esprits en expliquant qu’il a revu ses positions sur le gandia. La dépénalisation serait, selon lui, une solution contre la recrudescence de la consommation de drogues dures. Il préconise même la culture réglementée du cannabis. Pour sa part, José Ah-Choon, travailleur social et responsable du centre d’accueil pour toxicomanes à Terre-Rouge, s’est opposé à la dépénalisation du gandia.