La Maha Kali Shakti Revival Federation, par la voix de son président, le pandit Bramhanand Dookhit, condamne vivement la profanation et la destruction des kalimayes (lieux de culte dédiés à la déesse Kali) à travers le pays.

Cette fédération, qui regroupe des prêtres, ne comprend pas les raisons de ces actes de vandalisme à l’encontre de lieux de culte qui, selon eux, « ont pris une proportion alarmante ».

Le pandit Bramhanand Dookhit et les autres chefs spirituels présents lors d’une conférence de presse hier ont lancé un appel au Premier ministre, Pravind Jugnauth, ainsi qu’au Commissaire de police, Mario Nobin, pour « arrêter les coupables » et « empêcher tout dérapage dans notre pays multiracial ».

La construction des kalimayes, selon le pandit Dookhit, remonte à l’époque où les premiers immigrants sont venus travailler dans les établissements sucriers. Les premiers kalimayes ont été construits à Barlow et Piton, « et c’est avec beaucoup de regrets qu’on constate la destruction de ces infrastructures millénaires », a-t-il soutenu. « Stop action with immediate effect », a-t-il lancé à l’encontre des auteurs de ces actes de vandalisme.

Le Dr Rajah Madhewoo, facilitateur au sein de la Maha Kali Shakti Revival Federation, estime pour sa part que cette situation « a trop duré », ajoutant : « Enough is enough ! ».

Il a lancé lui aussi un appel au Premier ministre et au Commissaire de police pour remédier à la situation. De même, il a adressé un sévère avertissement aux auteurs de ces actes de vandalisme. « Ce n’est pas un “warning” physique, mais spirituel », a-t-il déclaré, tout en avançant des points concernant « les souffrances encourues par les vandales à un certain moment de leur vie ».