Reconnu coupable le 3 novembre dernier de détournement de fonds, l’Indien Vikram Chopra a été condamné ce matin à quatre ans de prison. La magistrate Niroshini Ramsoondar a reconnu guilty as charged l’homme d’affaires accusé d’avoir détourné USD 1,1 M aux dépens de sa partenaire d’affaires Reema Shetty qui était venue à Maurice pour assister à un mariage. Il compte faire appel.
La magistrate Niroshini Ramsoondar a fait ressortir dans son jugement rendu le 3 novembre dernier que tous les éléments de la charge qui était reprochée à Vikram Chopra ont été établis « beyond reasonable doubt ». La semaine dernière l’homme de loi de Vikram Chopra, dans sa plaidoirie en vue de la sentence, a demandé à la cour d’être indulgente. L’Indien a écopé ce matin de quatre ans de prison. Il compte faire appel de la condamnation.
Dans son jugement, la magistrate devait conclure que la Cour n’a eu aucun mal à croire en la version de la plaignante Reema Shetty, perçue comme « a witness of truth ». La Cour a ainsi accepté sa version, traduisant qu’elle n’était pas au courant d’un quelconque accord et qu’elle n’avait dès lors jamais donné son autorisation pour utiliser USD 1,1 M des USD 4 M.
« The Court notes that Accused was the only person entitled to operate the account and was sole shareholder and beneficial owner of Finasia. He thus was the person who had absolute power and control over the account. As such, it cannot be that the Shettys “gifted” Accused with the money via Finasia, for him to use as he deemed fit », a souligné la magistrate.
Vikram Chopra avait été arrêté à son arrivée Maurice le 9 avril 2009, alors qu’il était venu assister aux noces d’un couple de multimillionnaires au centre Swami Vivekananda à Pailles. Reema Shetty, invitée elle aussi au mariage, est arrivée à Maurice avant l’accusé et n’avait pas eu le temps de le dénoncer à la police. L’ancienne partenaire d’affaires de Vikram Chopra avait déclaré que son associé avait détourné la somme de USD 1,1 M qu’elle lui avait remise.
Par ailleurs la Cour intermédiaire avait rayé les charges de complot portées contre le consultant de DCDM, Afsar Ebrahim, qui était poursuivi dans cette affaire. La Cour intermédiaire avait accédé à la motion du consultant de De Chazal Du Mée pour la radiation de deux charges de complot qui pesaient sur lui. Il lui était reproché d’avoir, avec ses autres partenaires, escroqué une somme de Rs 22 millions autour de la vente d’un terrain appartenant à l’État en 2008. Plaidant non coupable, Afsar Ebrahim avait soutenu, dans sa motion, que la poursuite n’avait produit aucune preuve pour démontrer ses liens avec les autres accusés.