Trois scientifiques internationaux ont mené une expédition de sept jours à St Brandon, en vue de mettre en place un plan de restauration et de conservation. L’initiative revient à Raphaël Fishing qui détient le bail sur 13 des 30 îlots de l’archipel et qui exploite la région pour des activités de pêche. La démarche s’inscrit dans  une politique de développement durable. La Mauritian Wildlife Foundation sera responsable de l’élaboration et de la mise en oeuvre de ce plan.
Le Professeur Tony Martin du Royaume Uni, spécialiste des cétacés, le Professeur Henk Bauwman, de l’Afrique du Sud, spécialiste des oiseaux et le Dr Nick Cole, Island Restoration Manager à la Mauritian Wildlife Foundation, ont passé une semaine à la découverte de St Brandon. Ils constatent que les différents îlots ont une importance capitale pour les différentes espèces d’oiseaux et pour les tortues de mer, notamment. « Mais nous avons aussi noté la présence d’espèces néfastes à l’environnement comme les rats, les lapins et même les poules. Il nous faudra d’une part, chercher un moyen d’éliminer les prédateurs, et d’autre part, mettre en place un plan de restauration et de conservation », disent-ils.
La Mauritian Wildlife Foundation a déjà préparé une ébauche de ce plan. Les recommandations des experts sont attendues afin de le finaliser. Il reste également à en discuter avec toutes les parties concernées, dont les ministères de la Pêche et de l’Environnement, l’Outer Island Development Company, ainsi que des autres organismes présents sur l’île comme la station météorologique et les garde-côtes. Il existe à ce jour six compagnies pratiquant la pêche dans le secteur de St Brandon. Raphaël Fishing y est présent depuis 100 ans. « Nous insistons sur les principes de développement durable. Même si nous exploitons cette zone, nous avons des règles strictes à respecter par rapport à l’environnement. Nous croyons que nous pouvons pêcher et préserver en même temps», affirme Julian Merven, Operation Manager de Raphaël Fishing.
La Mauritian Wildlife Foundation, qui a déjà mené plusieurs expéditions à St Brandon dans le passé, a obtenu également un financement du Critical Ecosystems Partnership Fund pour ce projet sur Agalega. Raphaël Fishing a mis tous les moyens logistiques et les données recueillies jusqu’ici à la disposition des scientifiques.