• Sept militants d’AKNL en Cour suprême demain pour réclamer un gel des travaux sur le chantier de construction de cet établissement hôtelier de 164 chambres
  • Yan Hookoomsing : « Pouring of a considerable amount of concrete and steel works in the heart of the sand dune system will cause irreversible damage to a unique environmental feature in Mauritius »
  • Les dunes, avec l’extraction de 6 300 mètres cubes de sable pour les fondations de l’hôtel, en danger de disparition

La controverse autour du projet de construction par le groupe Currimjee du Chaland Hotel de 164 chambres à La Cambuse, avec des risques énormes pour l’écologie du Blue Bay Marine Park, est relancée. En effet, demain, sept militants écologistes du collectif Aret Kokin Nu Laplaz (AKNL), menés par Yan Hookoomsing, prendront le chemin de la Cour suprême pour réclamer un gel des travaux de construction sur le chantier. Tout en dénonçant les violations par les promoteurs du projet de l’accord intervenu entre les parties le 14 juin de l’année dernière, mettant en sourdine la contestation formelle, AKNL dit craindre un « désastre écologique » avec les travaux d’excavation en cours pour les fondations.

De ce fait, se basant sur des rapports d’experts, notamment d’Apex Surveyors Ltd certifiant qu’au moins 6 300 mètres cubes de sable des dunes devront être enlevés et la décision de Ramsar Convention de mettre le Blue Bay Marine Park sur la liste des Coastal Wetlands à risques, ce collectif a logé une affaire en Cour suprême en fin de semaine pour réclamer le gel du Building and Land Use Permit du 9 septembre 2015 et de l’EIA Licence du 23 janvier 2013 émis au nom des promoteurs. Pour étayer leurs dires, les militants écologistes ont complémenté leur affidavit d’une série de photos des travaux d’excavation en cours d’exécution depuis septembre de l’année dernière à vendredi.

AKNL avance que les travaux de fouille sur le site du Chaland Hotel pour les besoins des fondations et de construction du underground floor of offices, des corridors, des facilités de stockage et autres aménités au cœur de ces dunes de sable porteront sur une superficie de 1 650 mètres carrés et une profondeur de 3,5 mètres. D’où l’estimation des 6 300 mètres cubes de sable à être enlevés. Yan Hookoomsing et ses camarades comptent également s’appuyer lors des débats en Cour suprême sur les études de géologie, entreprises par des experts d’Afrique du Sud, à l’effet que « the hotel developer and the Ministry of Environment failed to use proper scientific methodologies to assess the extent of the sand dune system and that the EIA report grossly under represents how much of the hotel site’s total surface area is covered by the sand dune system. »