L’Union européenne a confirmé que, dans le cadre du 11e Fonds européen de développement qui couvre la période 2014-2020, un soutien bilatéral conséquent sera accordé à l’éducation tertiaire, à la recherche et à l’innovation. C’est ce qui ressort hier du communiqué conjoint publié à l’issue du quatrième dialogue politique UE-Maurice à l’hôtel Maritim.
La délégation mauricienne à cette réunion, dirigée par le ministre des Affaires étrangères Étienne Sinatambou, était composée de l’Attorney General Ravi Yerrigadoo, du ministre de l’Agro-industrie Mahen Seeruttun, du ministre des Services financiers, de la Bonne gouvernance et des Institutions réformatrices Roshi Bhadain, du ministre de l’Économie océanique Prem Koonjoo et du ministre de l’Environnement Raj Dayal. La délégation européenne était, elle, composée de Marjaana Sall, accompagnée des représentants de huit pays membres de l’Union européenne,  l’Irlande, l’Espagne, la France, la Grande-Bretagne, la Croatie, l’Autriche, le Portugal et la Finlande.
L’Union européenne et Maurice se réjouissent des progrès significatifs enregistrés dans leur partenariat et ont réaffirmé leur engagement par rapport aux principes de la bonne gouvernance et au respect des droits de l’homme, des éléments essentiels et fondamentaux de leurs relations. Les deux parties ont souligné la qualité de leur partenariat et de leurs liens économiques et culturels.
Les échanges entre les deux délégations ont porté sur des questions d’intérêt commun, à savoir les accords de partenariat économique, la paix et la sécurité, la lutte contre le terrorisme, le combat contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance. Les conséquences du changement climatique, les objectifs de développement durable et l’intégration économique régionale ont également été évoqués.
Par ailleurs, les deux parties ont passé en revue la situation politique et économique à Maurice et en Europe. L’Union européenne a confirmé son intention de continuer à soutenir Maurice en vue de changer son statut d’« upper middle class country » à celui de « high income country ». D’autre part, dans le cadre du 11e FED, le programme d’aide européenne aux pays ACP pour la période 2014-2020, l’accent sera mis sur l’éducation tertiaire ainsi que sur la recherche et l’innovation en ligne avec les priorités du gouvernement de manière à transformer Maurice en une « knowledge-based and innovative society ». L’importance de l’intégration régionale pour Maurice afin de réussir son développement économique a aussi été soulignée. L’Union européenne reste un partenaire extérieur important pour Maurice. Il a été convenu que l’accord de partenariat intérimaire signé par Maurice en 2009 sera approfondi et élargi. Maurice a toutefois renouvelé sa volonté de conclure un « full and comprehensive EPA » avec l’Union européenne. Des échanges ont eu lieu sur l’impact des accords de libre-échange dans le cadre du partenariat de l’Union européenne-ACP et sur l’accord historique sur le climat conclu en décembre dernier.
L’Union européenne a pris bonne note de la participation de Maurice au sein du Switch Africa Green Programme et a fait savoir qu’elle continuera à soutenir la Climate Action à Maurice afin de créer la résilience dans les petits États insulaires. Au chapitre de la sécurité internationale, l’Union européenne a annoncé que la paix, la sécurité et la stabilité dans la région figurent parmi ses priorités dans le cadre de la coopération régionale.
Par ailleurs, l’Union européenne a exprimé son appréciation de la détermination de Maurice à combattre la corruption et a encouragé le gouvernement à continuer à consolider la bonne gouvernance. Maurice et l’Union européenne ont réaffirmé leur engagement dans la mise en oeuvre de l’accord de partenariat sur la pêche et dans la lutte contre les « illegal, unreported and unregulated fishing resources ».
Quant au partenariat UE-Maurice dans le contexte post-Cotonou, qui arrive à terme en 2020, les parties ont exprimé leur confiance concernant « the future of their consistent partnership within a new framework to be negociated ». Maurice a mis l’accent sur l’importance de la sécurité alimentaire et sur l’évolution de l’industrie sucrière.