À ce jour, le pays estime à plus de 200 000 la population de sa diaspora. C’est ce qu’a indiqué la ministre de l’Éducation, des Ressources humaines, de l’Éducation tertiaire et de la Recherche scientifique Leela Devi Dookun-Luchoomun lors de son intervention à l’ouverture de la conférence internationale sur la diaspora mauricienne au Mahatma Gandhi Institute (MGI) hier.
Leela Devi Dookun-Luchoomun rappelle les vagues d’immigrations les plus importantes des années 60’ et 70’, notamment vers la Grande-Bretagne, la France, l’Australie et le Canada. Selon elle, ces personnes étaient « en quête d’un meilleur avenir ». Si cela aura été le cas pour la majorité, beaucoup ont aussi eu à surmonter des obstacles, et la ministre observe que les Mauriciens sont connus pour « leur résilience ». Cependant, elle avance qu’un des problèmes dont les enfants d’émigrants ont à faire face, c’est de se sentir « at home in Mauritius. This is where ongoing studies and reflections on the diasporic theme certainly have a crucial role to play ».
De grandes questions – comme « how members of the Mauritian diaspora integrate in their host country the challenges they face ? » et « how they respond to the specific cultural and political environment and how do the second and third generations of the Diaspora perceive Mauritius ? » – sont abordées durant ces trois jours de conférence. La ministre Dookun affirme : « I believe one of the central aims is to come up with ways and means for the diaspora to collaborate and take the island state to new socio-economic heights. » Elle rappelle que le gouvernement estime que sa diaspora est « un atout précieux pour son développement » et espère que la conférence en cours est en ligne avec le Mauritius Diaspora Scheme que le gouvernement a mis en place pour attirer la diaspora à participer à son développement économique. Ces encouragements, selon le budget 2015-16, concernent des dérogations quant aux paiements des taxes et des droits de douane afin d’attirer les plus qualifiés.
Elle annonce que le gouvernement prépare actuellement une National Migration Policy qui prendra en considération les questions liées à la diaspora. Elle précise que de nombreuses bourses sont offertes aux étudiants mauriciens et que le lien qui obligeait l’étudiant boursier à rentrer au pays auparavant n’existe plus aujourd’hui. Elle estime que de nombreux jeunes, « who would have become professionnals in their own right and would have garnered a lot of work experience would be quite willing to contribute to the country in kind ». La ministre Dookun indique que cette contribution pourrait ne pas être financière, mais plutôt une offre volontaire de leur savoir-faire au service du pays pour une courte période. « C’est un angle qui pourrait être étudié par les conférenciers », indique-t-elle.