Maurice et la Chine se sont engagés dans des négociations en vue d’un accord commercial de libre-échange – Free Trade Agreement (FTA). Il s’agit du tout premier accord de ce genre que la Chine signera avec un pays africain.

L’accord, selon un communiqué, sera doté d’une « portée stratégique qui dépasse le cadre des échanges bilatéraux ». Pour le chef de la diplomatie, Vishnu Lutchmeenaraidoo, Maurice pourra dès lors  » jouer un rôle de courroie de transmission » entre la Chine et l’Afrique.

Pour cela, la bonne foi doit prévaloir, a insisté le ministre des Affaires étrangères. « Des règles d’origine trop complexes peuvent agir comme obstacle à la philosophie d’ouverture d’un accord de libre-échange. De la même manière, les barrières non tarifaires, à l’instar des permis d’importation, risquent d’avoir des effets contraires de ce que nous souhaitons réaliser ».

Dans cette optique, la Chine aspire à un rôle prépondérant dans ce nouvel ordre mondial, avec, à la clé, son gigantesque projet – La Ceinture et Route.

Les négociations sur l’accord de libre-échange avaient démarré en avril 2018 à Maurice. Le deuxième round des discussions a eu lieu en juin en Chine. Le troisième round des négociations a débuté le 13 août et prendra fin ce mercredi 15 août.

Vishnu Lutchmeenaraidoo dit espérer que le FTA puisse être signé durant la visite prochaine du Premier ministre, Pravind Jugnauth, en Chine en début de septembre, dans le cadre de la réunion du Forum on China-Africa Cooperation (FOCAC) qui se tient à Beijing.

La récente visite à Maurice du Président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, a marqué une nouvelle étape dans les rapports entre Maurice et la Chine. Les importations venant de Chine sont chiffrées à $853 millions, alors que les exportations mauriciennes dans le sens inverse sont évaluées à $27 millions seulement.