Tout en étant solidaire avec le peuple palestinien, l’État mauricien maintient ses relations diplomatiques avec Israël, rappelle le secrétaire au cabinet, Satyadev Seebaluck, en réponse à la demande faite par l’ex-président de la République Cassam Uteem, le Centre Idriss Goomany, le Confédération des travailleurs du secteur privé, Muvman Liberasyon Fam et Lalit. Ceux-ci veulent que l’État mauricien prenne des actions qui pousseraient Israël à se conformer à la loi internationale pour mettre fin à l’occupation illégale de la Palestine.
Ce regroupement demande au gouvernement mauricien de prendre l’initiative et d’influencer d’autres États membres de la Commission de l’Océan Indien, de la SADC (Southern African Development Community), de l’Union africaine et du mouvement des non-alignés « pour isoler Israël politiquement soit en gelant toutes relations diplomatiques et en ouvrant une ambassade de la Palestine dans leurs pays respectifs ; à appeler à un embargo sur les armes dans tout le Moyen orient y compris en Israël ; et de boycotter toutes relations commerciales avec Israël ».
Le regroupement affirme que les récentes attaques horribles, revendiquées par l’État islamique, sont finalement le résultat de l’implication militaire des États-Unis et de ses alliés au Moyen Orient dont le soutien politique, financier et militaire de l’Amérique à l’État d’Israël, son invasion et les bombardements en Irak et son occupation militaire en Libye, en Syrie et au Yémen. « It is this, plus the financing of so-called “rebels” who end up fuelling ISIS, that forms the continuing context for much of the indiscriminate violence in the Middle East and moving from the Middle east to Europe and Africa. C’est ce qui a créé le chaos menant à la destruction et la division », écrivent-ils. Selon le regroupement, la solution viendra des gens de la région et non de l’« impérialisme militaire » qui a créé le chaos.
Il considère un embargo militaire sur Israël comme celui imposé sur l’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid « is not just a vital form of solidarity with Palestinian popular resistance ; it is a legal obligation ». Il est d’avis que tous les États et les Nations unies ont l’obligation de tenir Israël pour responsable « by adopting measures that will bring to an end its serious breaches of international law ».
Le regroupement estime que l’action politique réclamée sera une manière de soutenir les campagnes de mobilisation à la fois en Palestine et en Israël contre le siège de Gaza et contre la politique expansionniste d’Israël.
Commentant le nombre de personnes présentes au récent festival de film palestinien en marge de la journée de solidarité envers le peuple de Palestine, le regroupement observe que cela démontre que « the number of people taking a stand in favour of the Palestinian people is now begining to grow ».
Dans sa réponse au regroupement, le bureau du Premier ministre insiste que « Mauritius has always supported the Palestinian cause » et qu’il réaffirme sa position dans toutes les instances internationales. Il rappelle que Maurice reconnaît la Palestinian Liberation Organisation (PLO) depuis 1977 et l’a toujours soutenue dans la création d’un État à travers la paix. Il soutient en outre que Maurice soutient la Palestine au sein de l’UA, de l’UNESCO et sa position est en ligne avec celle adoptée par le mouvement des non-alignés et le UA.
Cependant, il affirme : « It is felt that the proposals made in your email may not rally support from many countries, the moreso that even the Arab League has not made such a request ». Il rappelle que Maurice n’a pas rompu ses relations diplomatiques avec Israël. « Government is therefore not in a position to agree to your request », conclut-il.