DISPARITION À CHAMOUNY : Avinesh Joydawo demeure introuvable!

Aucun résultat probant pour les plongeurs du GIPM durant deux jours de recherches difficiles compte tenu des pluies torrentielles de la semaine
La mère d’Avinesh Joydawo (en médaillon) garde espoir de retrouver le corps de son fils pour préparer ses funérailles dans la dignité
  • La famille du jeune de 16 ans récuse la thèse de la noyade vendue par les deux ados en compagnie du disparu samedi dernier, après un cover-up de 6 jours
  • Les deux suspects de 15 et 16 ans maintenus en détention policière faute de pouvoir s'acquitter d'une caution de Rs 3 000 chacun

Les recherches des plongeurs professionnels du Groupement d'Intervention de la Police Mauricienne (GIPM) au Bassin Antoine– en vue de retrouver le disparu Avinesh Joydawo, 16 ans– n'ont rien donné malgré le support aérien de l'hélicoptère de la police. Habitée par un sentiment de colère et d'indignation, la famille Joydawoo, de son côté, récuse avec insistance la thèse selon laquelle l'employé d'hôtel s'est noyé, samedi dernier, dans ce bassin situé dans la région de Chamouny. Pour cause: soutient Sandia Joydawo, son fils avait peur de l'eau et ne savait pas nager.
Les interventions successives des hommes de la GIPM dans le Bassin Antoine depuis jeudi – soit le jour même où le cover-up des deux adolescents a volé en éclats – ont été grandement perturbées principalement en raison de l'eau boueuse, conséquence des averses du début de semaine. Avec pratiquement trois jours de recherches sans aucun résultat probant, les craintes initiales concernant le fait que le corps de la victime ait pu être emporté sur une importante distance, soit vers Rivière-des-Galets se précisent.
Avec le jeune Avinesh Joydawo demeurant introuvable, sa famille privilégie encore plus la thèse de «foul play» dans cette sombre affaire de disparition avec comme point de départ un «cover up» de deux adolescents sur la présumée noyade de leur ami.
Cette présumée noyade a été mise au grand jour suite à l'arrestation, jeudi, de deux adolescents non-scolarisés de 15 et 16 ans. Ces derniers étaient en compagnie du disparu et ont caché la présumée noyade pendant six jours, non sans avoir auparavant emporté les effets personnels du disparu. En effet, ils auraient vendu la thèse selon laquelle ils se seraient enfuis avec son téléphone cellulaire de la marque Samsung estimé à Rs 9000 et des devises de l'ordre de 5100 Yen. Le disparu étant serveur dans un grand hôtel, il aurait reçu cette somme d'argent comme pourboire à l'occasion de la fête du Printemps.
"Avinesh avait peur de l'eau"
Ses parents Sandia Joydawo, 47 ans, et Ravin Joydawo, 52 ans rejetent la thèse de noyage car dit-elle, son fils ne se serait jamais aventuré dans un bassin. "Il avait peur de l'eau et ne savait pas nager", soutient-elle. Par ailleurs, ajoute son frère Vikesh 20 ans: "il faudrait être fou pour s'aventurer dans un bassin pareil. Selon mes informations, les garçons qui étaient avec lui ne se sont allés dans ce bassin mais dans un autre. Il y en a au moins trois."
Ses parents pensent que les deux mineurs non-scolarisés auraient été tenté par les 5100 Yen que leur fils avait en sa possession. Ils insistent sur la thèse du «foul play» car disent-il, les vêtements comprenant un pantalon, un sous-vêtement non identifié, (aucun t-shirt), et des chaussures de leur fils retrouvés, jeudi après-midi, dans l'herbe étaient bien trop secs pour avoir été sur place depuis samedi dernier. D'autant, qu'il a plu des cordes depuis le début de la semaine.
Les parents expliquent avoir alerté la Police de la disparition, deux jours après être restés sans nouvelle de lui, car ils croyaient dans un premier temps qu'Avinesh avait fait des heures supplémentaires sur son lieu de travail.
La CID de Chemin-Grenier a aussi procédé à l'arrestation d'un autre habitant de la localité, un dénommé M. Nallee pour avoir fait l'acquisition du téléphone cellulaire volé. Les deux présumés suspects ont été arrêtés et traduits en Cour sous une charge provisoire de «larceny». Ils ont aussi écopé d'une contravention pour «Failing to render assistance» à personne en danger. Ils ont tous deux été reconduits au Centre de Détention de Petite-Rivière pour avoir été dans l'incapacité de fournir une caution de Rs 3000 chacun infligée par la magistrate au tribunal de Souillac. Quant au troisième suspect Nallee, traduit en cour pour recel d'objet volé, il a recouvré la liberté conditionnelle.
Le téléphone portable et les devises ont été saisis par la Police. L'enquête policière est toujours en cours mais il n'y a aucune confirmation officielle si les recherches se poursuivront dans le bassin indiqué par les deux amis de la victime introuvable.