La police a retrouvé hier un adolescent de 15 ans, qui était caché dans un poulailler à Port-Louis. Il avait fugué depuis plusieurs jours et allègue que des dealers de drogue le recherchaient pour l’agresser.

Un jeune adolescent habitant Flacq avait quitté sa maison le 29 mars dernier sans en informer sa mère. Après l’avoir attendu toute la journée, cette dernière avait finalement signalé sa disparition à la police le lendemain. Selon sa mère, le jeune garçon n’avait pas l’habitude de fuguer. Aussi elle a tenté de prendre contact avec lui sur son portable, mais sans succès. Très vite, la police a organisé une battue dans la région de Centre-de-Flacq et les villages alentours, là aussi en vain. Les proches du disparu ont entre-temps pris contact avec ses amis pour tenter d’obtenir des informations. Quant à la mère de l’ado, elle a multiplié les messages et partagé les photos de son fils sur les réseaux sociaux, sollicitant l’aide des Mauriciens. L’adolescent n’avait pas dit à son entourage où il comptait se rendre. Près de deux semaines après, il a été retrouvé dans un poulailler à Port-Louis. Le jeune homme a déclaré à la police qu’il avait pris le bus pour la capitale lorsqu’il a rencontré un inconnu. Ce dernier lui aurait alors proposé de travailler dans son élevage. Et depuis une semaine, il s’occupait de l’entretien de cet élevage de volailles et dormait sur place.

Interrogé sur le motif de sa fugue, le jeune homme a allégué que des dealers de Flacq avaient menacé de l’agresser. Selon lui, ces derniers voulaient l’utiliser comme “jockey” pour vendre de la drogue synthétique. « Monn gagn per. Monn sauve », a-t-il laissé entendre à la police de Flacq. La Child Development Unit (CDU) a été alertée de ce cas et les responsables de cette unité ont sollicité les services d’un psychologue pour faire un suivi de l’adolescent. Auparavant, ce dernier a été conduit à l’hôpital pour un bilan de santé. Le personnel soignant a confirmé qu’il était en forme. Pour assurer sa sécurité, il a été placé chez un proche.

Entre-temps, la police enquête pour confirmer la véracité des propos du jeune garçon par rapport aux personnes qui lui auraient proféré des menaces. Il sera appelé ultérieurement à donner plus de précisions sur les « dealers ». Par ailleurs, la police n’a pas encore décidé si le propriétaire du poulailler devrait être verbalisé pour avoir employé un mineur sans le consentement de ses parents.