En l’espace de moins d’une semaine, la disparition de quatre Bangladeshis a été signalée à la police. Des sources officielles déclarent que, depuis le début de cette année, sept ressortissants bangladais ont été portés manquants. Le dernier cas rapporté remonte à hier. Roopan Talukder, 29 ans, a été aperçu pour la dernière fois le 5 octobre dernier dans son dortoir, dans une usine de St-Félix. Il n’a plus donné signe de vie depuis. Il est mince, de teint clair, a les cheveux courts et mesure environ 1m75. D’autre part, trois autres disparitions de Bangladeshis ont été rapportées mardi. Tous logeaient dans un dortoir à Kanpur, Nouvelle-France. Jashim Uddin, 25 ans, a pour sa part été aperçu la dernière fois le 29 janvier dernier. Il est de teint clair, a les cheveux courts et mesure 1m65. Ses deux compatriotes, Mohammad Faruk et Sumon Barai, âgés de 25 ans et 29 ans respectivement, ont, de leur côté, disparu depuis le 2 février dernier. Le premier est mince, de teint clair, a les cheveux courts et mesure 1m50 tandis que le second est brun, mince, a les cheveux courts et mesure 1m50.
Tous sont décrits comme étant sains d’esprit. Bien que la police ne possède aucune indication de ce que portaient trois des ressortissants bangladais le jour de leur disparition, il revient que Sumon Barai portait, lui, une paire de jeans bleus, un t-shirt bleu et des sandales. Toute information disponible à leur sujet est priée d’être communiquée au poste de police le plus proche ou à la Police Information Room sur le 999, le 148 ou le 208 0034/35.
Selon les chiffres officiels disponibles en décembre 2015, le nombre des Bangladais travaillant à Maurice s’élève à 20 197, soit 13 415 hommes et 6 782 femmes. D’après une source au ministère du Travail, le nombre réel serait toutefois beaucoup plus conséquent, des clandestins se faisant « embaucher » dans d’autres secteurs, notamment dans des restaurants, dans des boulangeries ou sur des chantiers, en sus de ceux et celles vivant en concubinage avec leur collègue pendant de longues années.
Un haut cadre d’une unité textile, qui emploie plus d’une centaine de Bangladais, explique qu’il est parfois difficile de contrôler la situation lorsque leur contrat de travail arrive à expiration. « Avec les  réseaux qu’ils ont mis en place, que ce soit à travers le portable ou la complicité de faux agents recruteurs, ils arrivent facilement à disparaître dans la nature pour se faire embaucher ailleurs, même si leur vie se résume à enchaîner de petits boulots non déclarés. Ne comptez pas sur leurs compatriotes pour les dénoncer, car ils ont toujours fait preuve d’une solidarité sans faille », insiste notre interlocuteur sous le couvert de l’anonymat.