Randirsingh Choytun âgé de 55 ans a été arrêté hier, mercredi 5 septembre.

– Il est passé aux aveux suite à un interrogatoire serré hier soir

Randirsingh Choytun, 55 ans, est passé aux aveux lors de son interrogatoire à la Criminal Investigation Division (CID) de Moka en indiquant avoir tué sa mère Dhanon Dawoonauth, 93 ans, lors d’une dispute tôt hier matin. « Mo ti bwar. Mo pa kone kinn pase dan mwa, mon tap li », a-t-il déclaré à l’équipe de l’inspecteur Vishal Cowlessur mercredi soir. Le quinquagénaire devrait venir en détail aujourd’hui sur les circonstances de cette matricide. Il est attendu au tribunal de Moka où il sera inculpé sous une accusation provisoire de meurtre.

Dhanon Dawoonauth était le souffre-douleur de son fils qui la tabassait régulièrement, surtout quand Randirsingh Choytun était sous l’influence de l’alcool. D’ailleurs, il ne laissait personne s’approcher de sa mère, même pas sa sœur qui n’a pu rendre visite à la victime pendant plus de deux décennies. Un proche avait dénoncé le suspect dans le passé pour maltraitance, et des officiers du ministère de la Sécurité sociale avaient rencontré la retraitée pour lui demander de ses nouvelles. Même si elle portait des ecchymoses sur le corps, Dhanon Dawoonauth prétendait qu’elle a subi des blessures après avoir fait une chute.

Deux mois auparavant, elle s’était fracturé le bras après que son fils l’a tabassée. Elle n’a jamais dénoncé Randirsingh Choytun aux autorités par peur de représailles. D’ailleurs, lors de l’autopsie de la nonagénaire, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, chef du département médico-légal de la police, a noté des hématomes antérieurs au meurtre. Cependant, il a attribué le décès de Dhanon Dawoonauth à une hémorragie intercrânienne causée par des coups reçus au visage et à la tête.

Par ailleurs, la CID a appris auprès du voisinage que le quinquagénaire ne laissait pas sa mère sortir de la maison, ni rencontrer personne. Quand des voisins lui demandaient les nouvelles de la nonagénaire, il répondait à chaque fois, « tou korek ». Selon la police, Randirsingh Choytun était chômeur et vivait grâce à la pension de retraite de sa mère. Il avait un fort penchant pour la bouteille et lors de son arrestation hier matin, il n’était pas dans son état normal.

C’est une voisine qui avait fait la découverte macabre alors qu’elle se rendait chez la victime pour lui donner son bain. Elle l’a vue dans une mare de sang et devait immédiatement alerter la police.

Dans un premier temps, les policiers ont circulé le message que la victime avait 85 ans, avant d’obtenir confirmation plus tard qu’elle était beaucoup plus âgée. Les soupçons sont tombés sur Randirsingh Choytun dont les relations difficiles avec sa mère étaient connues dans le quartier.

Lors de son arrestation, il est resté silencieux avant de nier toute implication dans ce meurtre. Ce n’est qu’au cours d’un interrogatoire serré dans la soirée qu’il a fini par avouer son crime.