DRAME À SEPT-CASCADES—PROCÈS DU LT. SOOKUR—LA DÉFENSE: « L’accusé n’a jamais participé à une reconstitution des faits »

Le lieutenant de la Special Mobile force (SMF) Atmanand Sookur fait l’objet d’un procès en cour intermédiaire pour homicide involontaire, cela après que deux membres du GIPM, les Privates Louis Sylvestre Nanon et Nitish Kumar Binda, se sont noyés au bassin de Sept-Cascades lors d’une sortie d’entraînement le 29 septembre 2012. Dans ce procès, les avocats de la défense avaient demandé à obtenir une copie de l’enregistrement vidéo de la reconstitution des faits. La poursuite ne pouvant le leur fournir, ils se sont entendus pour pouvoir visionner le clip dans les locaux du CCID le 15 janvier.
Mes Hamid Jaggoo et Sanjeev Teeluckdharry, avocats du lieutenant Sookur, réclamaient une copie de l’enregistrement vidéo de la reconstitution des faits qui se trouve en possession de la poursuite. Toutefois, dans une déclaration en cour, Me Anuradha Purryag-Ramful, représentante de la poursuite, avait soutenu que la défense pouvait s’arranger pour visionner la vidéo, n’étant pas en mesure de leur fournir une copie. Les avocats de la défense soutiennent de plus que leur client n’a à aucun moment participé à une reconstitution des faits et que les enquêteurs n’en ont pas fait état lors de son interrogatoire. Le visionnage du clip se fera le 15 janvier prochain, alors que la reprise du procès est prévue le 6 février.
Il est reproché au lieutenant de la SMF, Training Instructor, d’avoir une certaine responsabilité dans la mort par noyade de deux éléments de la SMF qui étaient sous son contrôle, les Privates Louis Sylvestre Nanon (22 ans) et Nitish Kumar Binda (23 ans). Le drame s’est déroulé le samedi 29 septembre 2012 lors d’une séance d’entraînement à Sept-Cascades, dans le bassin de 55 mètres.
La thèse de l’accident avait été initialement colportée mais avec les aveux subséquents des cinq rescapés de cette séance d’entraînement de la SMF, une enquête avait été initiée. Les témoignages et la reconstitution des faits sur les lieux ont mis à rude épreuve la responsabilité du lieutenant Sookur dans ce drame. « Ale ! Tir Top. Combat Boots ek naze tou lot bor bassin apre returne », avait lancé l’instructeur de la SMF aux éléments sous son commandement avant le drame.
Le bureau du Directeur des poursuites publiques avait par la suite confirmé la recommandation de l’enquête du Central CID à l’effet que le lieutenant Sookur soit poursuivi au pénal pour homicide involontaire par imprudence. L’acte d’accusation a été logé en Cour intermédiaire en août 2015.

BLANCHIMENT D'ARGENT: Le procès de Gro Derek et ses acolytes fixé au 15 mai
Rudolph Derek Jean Jacques, alias Gro Derek, ainsi que cinq autres individus suspectés de blanchiment d’argent – à savoir Louis Roger Jean Jacques, le père de Gro Derek, l'entrepreneur Dharamdeo Balkissur, le skipper Bruno Wesley Casimir, le directeur de compagnie Roukesh Hemraj et Jean Fabrice Danilo François – ont comparu devant la magistrate Ida Dookhy-Rambarrun cette semaine. Gro Derek, soupçonné d'être le chef d'un important réseau de trafic de drogue à Maurice, répond d'au moins 13 charges en Cour intermédiaire. Il a plaidé non-coupable des accusations portées contre lui, tout comme ses complices. Il lui est reproché notamment d'avoir fait l'acquisition de plusieurs véhicules, dont une BMW X5, à l'aide d'argent provenant du trafic de drogue. La magistrate a fixé la date du procès au 15 mai 2018.

PIRATAGE DE CARTES BANCAIRES: Deux Bulgares plaident coupables
Les Bulgares Vasko Yordanov Georgiev, 35 ans, et Vladislav Enev, 30 ans, sont poursuivis pour tentative de piratage de données de cartes bancaires. Ils ont comparu en Cour intermédiaire en fin de semaine, où ils ont plaidé coupables des accusations portées contre eux. Le procès sera pris sur le fond la semaine prochaine. Les deux hommes sont défendus par Me Zakir Mohamed.
Les deux Bulgares avaient été interceptés par des enquêteurs du CCID en novembre 2016 à Grand-Baie. Lors d'une perquisition dans leur appartement, à Flic-en-Flac, deux types d’appareils, munis de caméras miniatures devant être fixées au-dessus du clavier des guichets automatiques, ainsi que des cartes mémoires, des “deep insert skimmers”, des ordinateurs portables et des bombes de peinture (à être utilisées afin que leurs “card skimmers” soient de la même couleur que les Automated Taller Machines) avaient été saisis. La police s'était mise à leur trousse après que des responsables de banques ont constaté le comportement douteux des deux suspects en visionnant des caméras de surveillance.

ESCROQUERIE: Prakash Boolell fera appel à d'autres témoins
L’ancien avocat Prakash Boolell, trouvé coupable dans une affaire d’escroquerie et radié du barreau en 2007, fait de nouveau face à un nouveau procès pour escroquerie devant la Cour intermédiaire. A l'audience de mercredi, l'ancien avocat a fait part de son intention d'appeler d'autres témoins. L'avoué Booneshwar Sewraz a par ailleurs été appelé comme témoins de la poursuite. Prakash Boolell, lui, a demandé de confirmer s'il avait donné une déposition à la police dans cette affaire. Si l'avoué a confirmé ce détail, il n'a toutefois pas été en mesure de se rappeler qui avait retenu ses services dans cette affaire.
L'audition des autres témoins reprendra le 28 février. Pour ce procès devant la Cour intermédiaire, il est reproché à Prakash Boolell d'avoir, le 23 avril 2012, émit une fausse ébauche d'un document portant l'en-tête de la Cour suprême à un client, lui faisant croire que la SBM lui verserait Rs 12,7 M.

ATTENTAT À LA PUDEUR SUR UNE MINEURE: Un procès institué 30 ans après les faits
Un habitant de Pereybère fait face à un procès pour attentat à la pudeur et relations sexuelles avec une mineure 30 ans après les faits. Il est accusé d'avoir procédé à des attouchements en 1988 et d'avoir eu des relations sexuelles avec une fillette de sept ans sur la plage publique de Trou-aux-Biches. L'affaire a été rapportée à la police quand la présumée victime était majeure. Lors du procès, devant la magistrate Niroshini Ramsoondar, mercredi, l'ancien Chief Police Medical Officer, le Dr Satish Boolell, a été appelé à la barre des témoins. Il a expliqué les procédures à suivre lorsque des médecins du privé réfèrent une telle affaire à la police. Le médecin légiste a souligné que les médecins du privé peuvent en effet directement écrire directement à la police pour demander l'expertise d'un médecin de la police ou demander aux proches de rapporter l'affaire eux-mêmes à la police. Le Dr Satish Boolell affirme avoir reçu un millier de cas d'abus sur mineure. L'affaire a été ajournée au 30 janvier pour les plaidoiries des avocats.