Emmanuel d’Hotman, deux fois vainqueur du Red Bull Car Park Drift (Mauritius), n’a pu défendre ses chances pour une qualification dans la deuxième phase de la finale internationale des Drift Series la semaine dernière à Dubaï.
Privé de sa voiture personnelle, le champion mauricien à bord d’une Nissan Silvia louée pour l’occasion mais qui avait un frein à main défectueux et une puissance réduite, n’a pu contrôler les dérapages de son véhicule sur un circuit très technique, ce qui ne lui a pas permis de figurer dans le groupe des huit qualifiés — sur seize pilotes — pour la deuxième phase.
Dans le bruit et les flammes d’échappement des moteurs de 800 chevaux et avec les hurlements et la fumée des pneus, c’est Ahmad Daham, qui participait sous les couleurs des Émirats Arabes Unis, qui a conservé son titre. Le champion 2015 a affronté en finale Ali Al Bloushi du sultanat d’Oman et Raa’fat Haroon de Jordanie. Le Libanais Fadi El Boustani, le quatrième pilote qualifié pour la phase finale, n’a pu disputer à la phase finale victime d’un problème technique juste après le départ.
Ahmad Daham fait partie des meilleurs pilotes de drift du Moyen-Orient. Les concurrents d’Emmanuel d’Hotman représentaient une opposition très forte, dotée de moyens techniques incomparables avec ceux du Mauricien, et d’une plus grande expérience. Les véhicules de
drift engagés par les autres champions dans cette compétition sont préparés spécifiquement pour cette spécialité par des équipes expérimentées. Plusieurs abandons ont eu lieu suite à des impacts avec les barrières ou à cause de pannes techniques.
Déçu de ne pas avoir pu montrer le meilleur de lui-même dans ces circonstances, Emmanuel d’Hotman se dit quand même satisfait d’avoir montré le drapeau mauricien à cette compétition internationale et d’avoir acquis encore de l’expérience. Il termine à la 12e place du classement. « L’événement était encore une fois impressionnant face à une concurrence beaucoup plus forte ».